Jour 21 : A la rencontre des familles nomades 3/5

24 septembre 2011

J21_MongolieOn se réveille un peu engourdis, les lits ne sont vraiment pas confortables… il n’y a pas de matelas, seulement une paillasse déposée sur une planche de bois. La mère de famille nous apporte notre petit déjeuner (un bol de riz au lait) puis nous rangeons de nouveau nos affaires prêts à rejoindre notre nouvelle famille. Nos sacs sont harnachés sur une petite moto et nous partons de notre côté avec les chevaux et les chameaux.

Environ 1h plus tard, nous arrivons à la yourte et sommes accueillis par une jeune femme et son petit garçon. Elle nous fait signe de rentrer à l’intérieur de la yourte, dans laquelle deux femmes sont en train de découper des tissus pour confectionner les costumes traditionnels. Juste à côté d’elle se trouve un nourrisson, sa maman est en train de lui donner à manger. On nous sert un thé traditionnel mongol, c’est un thé salé avec beaucoup de lait… après avoir gouté, on ne trouve pas ça terrible ! Nous tentons de communiquer avec eux en utilisant les quelques phrases du petit roadbook fourni par l’agence « ger to ger » et malgré notre mauvaise prononciation, celui-ci nous rend bien service ! On prend plaisir à essayer d’échanger quelques phrases avec eux. Le nourrisson se met à pleurer mais sa mère est sortie de la yourte. Une des deux dames installées sur le sol me fait signe de le prendre dans mes bras pour le calmer. Je le berce un peu, ça à l’air de marcher. Sa maman revient quelques minutes plus tard et le récupère et là, mauvaise surprise ! Le bébé m’a fait pipi dessus ! Génial, moi qui n’est qu’un seul pantalon pour les 5 jours… ça nous fait tous bien rire, après tout, ce n’est pas bien grave et puis ça séchera ! Suite à cette petite mésaventure, je réalise à quel point les jeunes mamans n’ont pas grand-chose pour s’occuper de leurs bébés : pas de couches, pas de biberons, pas de lits, et encore moins de poussette. Seulement quelquesvêtements qu’ils lavent à la main dans une bassine. Le bébé dort sur le lit de ses parents avec une serviette éponge en dessous de lui et enroulé dans une couverture. Pour le tenir au chaud, le bébé est enroulé dans un paquet de couvertures qu’ils serrent avec des morceaux de ficelle, et le tour est joué !

Empaquetage du bébé

Nous décidons de partir faire un tour à pied pour grimper au sommet d’une petite colline, située juste derrière nos yourtes, et profiter de la vue. Andreas nous accompagne, Kristian préfère rester à la yourte pour pratiquer la méditation. Lorsque nous arrivons au sommet, nous avons une vue à 360°. Au loin, nous apercevons les dunes de sables, les montagnes de granit, un petit monastère blanc perché sur une colline juste en face (que nous irons voir dans l’après-midi). Notre campement semble tout petit tout en bas !

En haut de notre petite ballade du matin

Dès notre retour, nous prenons notre repas, qui comme tous les autres est composé de nouilles maison, pomme de terre, carottes et quelques morceaux de viande conservée on ne sait trop comment, le tout cuit à l’eau. La nourriture n’est pas très variée et assez fade ; dans la culture nomade, le fait de se nourrir est perçu comme une nécessité et n’est pas rattaché au plaisir. Bien entendu, ils n’ont pas de frigo pour conserver leurs aliments, ce qui limite un peu les choses ! En fin d’après-midi, nous partons à cheval rejoindre le monastère blanc que nous avions aperçu depuis le sommet de la colline. Nous sommes accompagnés par deux jeunes frères de la famille qui ont 17 et 14 ans. Ils nous emmènent ensuite voir le « Budgün Ovoo » qui est en fait une pyramide composée de pierre, de bois et de tissus de soie colorés. Ils sont généralement construits à des endroits sacrés pour les locaux. La coutume locale est d’en faire trois fois le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, tout en faisant sa prière et en y jetant des petits cailloux.                               

L’Ovoo vénéré par les nomades

De retour à la tente, Andréas et Nico ne sont pas très en forme. Nico a pris froid et la nourriture nomade ne vient pas arranger les choses. Nous demandons à la famille de nous allumer un feu de bois pour réchauffer la yourte avant de nous glisser dans notre duvet en espérant que la nuit suffira à les remettre sur pieds !

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