Jour 36 : Bhaktapur, la “cité du riz”

J36_KatmandouAujourd’hui nous partons à la découverte de Bhaktapur, la 3ème ville de la vallée. Après le petit déj’ sur le toit terrasse de l’auberge (moment bien agréable), nous sautons dans un taxi pour aller jusqu’à la station des bus. Le chauffeur nous dépose juste devant le bus que nous devant prendre, le rabatteur nous saute dessus en braillant un truc qu’on ne comprend pas, on arrive juste à distinguer « Bhaktapur », et il nous fait signe de monter à l’intérieur. Nous prenons place à côté d’autres népalais et le bus se met en route quasi-vide. Au fur et à mesure qu’il avance, le rabatteur crie toujours la même chose par la fenêtre (probablement l’itinéraire du bus) et tape sur la carrosserie pour signaler au chauffeur que quelqu’un veut monter à bord. Très vite, le bus se rempli, voir même se sur-rempli ! La circulation est assez dense, il y a beaucoup de motos et de bus. Chacun joue du klaxon pour se faufiler entre deux véhicules. C’est l’anarchie la plus complète ! De temps en temps, on croise un policier qui tente tant bien que mal de faire la circulation au milieu d’un carrefour avec son pauv’ sifflet complètement inutile au milieu des klaxons… on aimerait pas être à sa place dis donc !

Nous arrivons enfin à notre destination et après nous être acquittés de notre droit d’entrée (et oui car il faut payer pour avoir le droit d’entrer dans cette ville…), nous pénétrons au cœur de la ville. Les ruelles sont calmes car elles sont fermées à la circulation des voitures, ce qui nous change vraiment de Thamel ! La ville semble au premier coup d’œil avoir préservée ses traditions. Nous arpentons les petites rues pavées bordées de boutiques d’objets artisanaux (poterie, sculpture sur bois,…). Bhaktapur est également connue pour ses fabrications de poteries. Une place est même dédiée aux potiers pour qu’ils puissent exposer leur travail (on l’appelait, la Place des Potiers ^^). On aurait aimé pouvoir observer les potiers en plein travail mais à cette époque de l’année, les estrades de la place sont utilisées pour faire sécher les grains de riz suite à la récolte. Malgré tout, nous apercevons quand même quelques poteries qui sèchent au soleil.

On ne tarde pas à arriver au cœur de sa Durbar Square qui est  plus grande que celle de Katmandou. On y retrouve bien entendu le même style architectural avec de nombreux temples en bois à toits multiples reposant sur un socle simple ou étagé. Les sculptures y sont toujours aussi détaillées et bien entendu il y a au moins un temple qui comprend de sculptures érotiques. Quand on voit ces sculptures on se dit que les népalais savaient faire preuve d’imagination ! On vous passe les détails du temple aux éléphants érotiques ! On fait le tour de la place avant de s’installer sur la terrasse d’un restaurant offrant une belle vue sur l’ensemble.

On se remet en route pour suivre la promenade proposée par le lonely planet et qui chemine à travers les petites ruelles de la ville. Le plan et les indications n’étant pas très clairs, on se perd un peu et on décide donc de suivre notre propre itinéraire. Nos pas nous conduisent vers l’Hanumante, la rivière sacrée de Bhaktapur sur laquelle se trouve quelques gaths destinées aux bains rituels et aux crémations. Sur notre route, nous rencontrerons un petit monsieur en train de battre sa récolte de riz. Il était très bavard et souriant mais nous ne comprenions malheureusement pas un mot de ce qu’il nous racontait ! On se contentera de le prendre en photo pour son plus grand plaisir !

En fin d’après-midi, nous rebroussons chemin et avant d’aller prendre notre bus, nous nous arrêtons dans un boui-boui pour déguster un jujudhau, le roi des yaourts, une spécialité locale. On est un peu retissant (on prend peut être le risque d’être malade…) mais on se lance on verra bien ! Et franchement c’est plutôt bon. De retour à Katmandou, nous nous régalons d’un Dal Baaht, le plat universel au Népal ! Il se compose d’une soupe de lentilles, de riz et de légumes au curry. Nous risquons d’en manger pas mal pendant notre trek donc autant aimer ça !

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