Jour 60 : Arrivée fracassante en Inde et changement de décor !

Après ces quelques jours de repos à Pokhara, nous nous apprêtons à découvrir un nouveau pays : l’Inde. Pour le moment, nous ne savons encore pas vraiment à quoi nous attendre compte tenu des avis complètement opposés que nous avons eus de la part des voyageurs que nous avons pu rencontrer et qui venaient de visiter l’Inde. Mais peu importe ! Nous sommes impatients de nous faire propre idée mais nous savons d’ores et déjà que ce pays ne nous laissera pas indifférents. A 6h30, nous prenons notre bus qui doit nous conduire jusqu’à Sunauli, où se situe un des postes-frontière permettant d’accéder au territoire indien. Après 8h de route à bord d’un bus local surchargé avec un conducteur frapadingue (il faisait des courses-rallyes avec les autres bus pour arriver le premier dans le village pour pouvoir ramasser les gens – car qui dit gens, dit argent – on a eu droit à quelques frayeurs avec des doublements en plein virage où deux charrettes croisaient à peine), le bus nous dépose un peu avant la frontière. A peine sommes-nous arrêtés que des conducteurs de rickshaw se jettent sur le bus espérant être les premiers à attraper un client ! Et oui, car la frontière est à 2 ou 3 km de là et il nous faut parcourir ces derniers kilomètres en rickshaw. Ce comportement nous surprend un peu, on se sent oppressés, il nous faut récupérer nos sacs sur le toit pendant que les rickshaw nous harcèlent inlassablement. On finit par attraper nos sacs et nous suivons l’un d’entre eux, direction le poste frontière ! C’est notre première expérience rickshaw et notre conducteur est super fort, il double tous les autres rickshaw pour que nous soyons les premiers à arriver ! Go go go !! Arrivés au poste-frontière, nous échangeons nos roupies népalaises contre des roupies indiennes, puis nous faisons apposer les tampons de sortie sur nos visas népalais. Bye bye le Népal ! C’est avec un petit pincement au cœur que nous quittons ce pays… mais avec la joie d’en découvrir un nouveau. D’ailleurs il nous suffit de quelques pas pour nous apercevoir que nous avons complètement changé de décor : du brouhaha, des gens partout, des klaxons dans tous les sens ! Un énorme bazar ambiant ! Welcome in India !! Après avoir fait tamponner nos visas indiens, nous nous dirigeons vers la station des bus où nous comptons en prendre un pour rejoindre Gorakpur, ville dotée d’une gare dans laquelle nous pourrons avoir un train pour Vârânasî dès le lendemain matin. Nous montons à bord du bus, les indiens nous dévisagent comme si nous étions des extra-terrestres, nous nous installons tout au fond du bus avec les sacs et c’est parti ! Nous roulons de nouveau 3h, au cours desquelles nous traversons la campagne indienne et avons un aperçu de la misère de ce pays… Nico sympathise avec un indien à bord du bus, échange de mail et de numéro de téléphone, celui-ci semble très content de pouvoir discuter avec nous. Il fait déjà nuit noire lorsque le bus nous dépose à la gare routière de Gorakpur. Nous nous dirigeons immédiatement vers la gare, 300m plus loin, pour acheter nos billets de train. Nous pénétrons à l’intérieur de la gare et là , grosse surprise ! Il y a énormément de monde, des gens installés partout à même le sol, et nous ne savons pas trop où aller pour acheter nos billets car personne ne semble parler anglais. Nous arpentons la gare pour trouver le guichet des étrangers et tout le monde nous dévisage des pieds à la tête, car nous sommes les seuls occidentaux à la ronde. C’est un peu déstabilisant mais on s’y fait ! Après un bon quart heure à tourner un rond, nous trouvons finalement un guichet, il ne nous reste plus qu’à faire la queue en espérant que la personne au guichet comprendra quelques mots d’anglais. Sans le savoir, nous nous glissons dans la file réservée au femme, y compris Nico, et il se fait rapidement jeter ! On nous indique un autre guichet à l’autre bout du hall, pour les étrangers apparemment. Nous nous y rendons. Notre tour arrive enfin et nous parvenons sans trop de mal à repartir avec nos billets en poche. Nous prendrons le train pour Vârânasî demain matin à 6h30. Lorsque nous retournons sur le quai, nous apercevons un train qui entre en gare et assistons à notre première scène de vie stupéfiante : le train n’est pas encore arrêté mais les indiens courent à coté et tentent de rentrer à bord par tous les moyens. Ils cherchent les fenêtres de secours (les seules qui n’ont pas de barreaux) et se ruent à l’intérieur du train après avoir jeté leurs bagages dans le wagon ! On observe la scène bouche-bée en espérant que ce ne soit pas la même chose demain matin… On se voit assez mal courir avec nos backpacks pour sauter dans le train en marche ! Voilà pour notre première expérience dans une gare indienne, ici rien que le fait d’aller acheter un billet de train est presque une expédition ! Nous quittons la gare à la recherche d’un hôtel pour passer la nuit. Nous en trouvons un juste en face de la gare, l’endroit est vraiment miteux, on aperçoit des rats qui courent devant nos pieds. C’est très bruyant car l’hôtel se situe juste au bord de la rue principale et les chambres sont vraiment crasseuses ! Les draps n’ont pas dus être changés depuis des décennies, ils sont tous jaunis. Mais tant pis, ça ira très bien pour cette nuit. Nous n’avons pas la force de ressortir pour diner et profitons du resto de l’hôtel. Nous mangeons notre Thali (plat indien qui ressemble au Dal Bhat) dans notre chambre, nous sommes vraiment KO par cette longue journée de transport et par tout ce changement ! On se couche dans nos sacs à viande et sommes bercés par les bruits de klaxons et de moteurs qui n’en finissent plus, nous sombrons rapidement dans un profond sommeil ! Voilà pour notre arrivée fracassante en Inde ! A très vite pour la suite …

2 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Aurélie

    Je redécouvre pas mal de vos anciens articles du coup 🙂 J’ai notamment relu avec attention ceux sur la Chine, étant donné que nous y serons en janvier prochain. Bon courage pour la poursuite de la mise à jour, c’est un travail de titan mais tu as l’air de bien avancer !
    Grosses bises.

    • 2
      veronico

      Merci pour ton petit mot, et nous aussi on redécouvre nos anciens articles du coup… C’est long mais je n’ai rien perdu, c’est le principal !
      Si tu as besoin d’une adresse à Pékin, on avait trouvé une super petite auberge en plein cœur des hutongs, on en garde un très bon souvenir !

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