Jours 144 à 146 : Kampot, la côte sud et le crabe au poivre vert

24 au 26 janvier 2012

J144à146_Kampot

Kampot, petite ville au bord de l’eau :

Après avoir visité la capitale, nous nous dirigeons maintenant vers le sud du Cambodge ! Comme d’hab lors des journées de transfert, nous nous levons tôt ! Lorsque nous allons acheter nos tickets au guichet, on s’aperçoit que les prix ont doublé par rapport à ce qui est affiché dans la gare… on demande poliment à la vendeuse si elle ne s’est pas trompé, ce à quoi elle nous répond « it’s because of new year ! »… ok tant pis pour nous, on avait qu’à pas prendre le bus pendant la période du nouvel an chinois ! Ma foi, il semblerait qu’on ait pas le choix hein, on va pas y aller à pied ! Nous voilà donc partis pour 4 heures de bus, durant lesquelles nous passons le temps à bouquiner et roupiller.

Nous arrivons à Kampot en fin de matinée, filons déposer nos sacs dans une guesthouse, puis ressortons direct pour manger un bout et faire un ptit tour à pied dans la ville.

Kampot est une petite ville tranquille au bord de l’eau, l’atmosphère y est calme et paisible… c’est parfait pour se reposer ! La ville compte quelques anciens bâtiments coloniaux datant de l’époque française, aujourd’hui un peu défraichis. Elle est entourée de rizières, de marais salants, de montagnes et un peu plus loin, la mer !

Après nous être baladé un moment le long du fleuve, nous rentrons à l’hôtel et passons la fin d’après-midi tranquillement assis dans le jardin. Je m’occupe de mettre à jour le blog (plus les jours passent, plus le retard s’accumule ^^!) pendant que Nico dort paisiblement dans le hamac à coté de moi.

Le soir, petit repas dans un resto indien, la bouffe n’est pas terrible (on devient exigeant en matière de bouffe indienne après notre séjour gastronomique en Inde !)… et dès demain, nous partirons découvrir les alentours.

Le parc national de Bokor :

Le lendemain, nous louons un scoot et nous nous dirigeons vers la colline de Bokor. Celle-ci est situé à une quarantaine de kms de Kampot, et perchée à 1000m d’altitude ! Malheureusement, le ciel est très chargé et plus nous montons, plus nous apercevons la brume qui bouche le sommet et il a même plu sur le chemin… et puis il commence à faire sacrément frisquet ! Du coup, à mi-trajet, nous décidons de faire demi-tour pour aller récupérer nos pulls et nos vestes à la guesthouse. On en profite au passage pour récupérer deux sandwishs pour le pic-nic… et nous voilà repartis en sens inverse ! La route pour grimper au sommet est très bonne ce qui rend la ballade en scoot agréable, et puis la météo a l’air de s”arranger. Nous avons droit à de beaux panoramas sur la plaine, les marais salant et au loin, la mer !

Une fois arrivés au sommet, nous nous installons tout en haut de la falaise pour déguster nos sandwish, la vue sur la mer est imprenable ! Celle-ci s’étend à 1000m en dessous de nos pieds, après une dense forêt, c’est vertigineux. Les cambodgiens ont l’air de beaucoup apprécier l’endroit à en croire le nombre de familles qui sont venues pique-niquer, le lieu est très prisé ! D’ailleurs, ils repartent en laissant tous leurs déchets derrière eux, et par endroit, la colline est devenue une véritable poubelle à ciel ouvert, principalement le long de la route. Ces pays ont vraiment du retard par rapport à la protection de l’environnement, ils ne sont pas encore passé à l’ère de la poubelle, alors pour le tri des déchets, on repassera plus tard ! Ca nous révolte un peu de voir tout ces déchets partout (sacs plastiques, emballages alimentaires, bouteilles d’eau,…), d’autant plus que ça gache un peu le plaisir du lieu…

Après ça, nous faisons une petite ballade digestive au sommet de la colline. Il n’y a pas grand chose à voir au sommet, mis à part une ancienne station climatique qui date de l’époque française. Celle-ci a été complètement abandonnée et ne compte plus que quelques bâtiments en ruines, rien de bien intéressant quoi ! Par contre, la brume qui va-et-vient sur le sommet donne un coté très mystique aux lieux…

Nous décidons ensuite d’aller voir une cascade située à 5km mais nous découvrons un amoncellement de rochers complètement asséchées… du coup, pas de cascade, donc pas de baignade ! Tant pis, nous prenons le chemin du retour et redescendons tranquillement jusqu’à Kampot.

Sur le chemin du retour, le ciel menaçant !

De retour à l’hôtel, ce sera lecture et sieste pour moi, pendant que Nico écrit notre carnet de voyage.

Le soir, nous partons diner dans un petit resto sur pilotis au bord du fleuve et nous goutons des spécialités locales cuisinées avec le célèbre poivre vert, qui fait la réputation de Kampot : viande de porc pour Nico et gambas pour moi, vraiment trop bon !

Kep, la plage et le marché aux crabes :

Le jour suivant, nous partons de nouveau en moto mais cette fois-ci, nous partons du coté de Kep, située au bord de la mer. En chemin, nous faisons quelques détours pour nous ballader dans la campagne environnante paisible et qui offre de beaux panoramas. Nous sommes accueillis sous une pluie de “hellos!” de la part des enfants, et puis le sourire des habitants, ce qui rend la promenade bien agréable !

Arrivés à Kep, nous nous rendons en bord de mer pour aller voir le marché aux crabes, où sont péchés puis vendus ces fameux crustaces qui font la réputation de la ville. On en trouve “à la pelle”, fraichement pêchés , ils sont conservés vivants dans de petits paniers en osier, immergés dans l’eau. Il est également possible de les acheter cuits, directement sortis de l’une des grosses casseroles fumantes, utilisées par les petites dames sur le marché.

Les petits paniers de crabe…

Le marché de Kep

L’ambiance est vraiment animée et authentique, et les crabes ont du succès ! Nous nous installons ensuite dans un petit resto en bord de mer pour goûter à notre tour à une de ces petites bêtes. Nous optons pour le crabe frit au poivre vert, il n’y a pas grand chose à manger dans le crabe, une fois qu’on a enlevé toute la carcasse mais par contre, c’est un régal !

En début d’après-midi, nous rejoignons à pied la plage de Kep et nous y resterons une bonne partie de l’après-midi. La plage a beaucoup de succès auprès des familles locales et des enfants, qui sont ravis de faire les fous dans l’eau. J’en profite aussi pour aller faire trempette, l’eau est vraiment à la température idéale !

Le plage de Kep

De retour à Kampot, nous passons à la gare routière pour acheter nos billets de bus pour le lendemain avant de repasser à l’hôtel pour prendre une bonne douche ! Puis nous partons rendre la moto et diner en ville.

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