Jours 162 & 163 : Le parc national de Kalbarri, ses falaises, ses gorges… et nous !

 11 et 12 février 2012

J162&163_Kalbarri

Nous sommes réveillés à 7h par du bruit sur la fenêtre… toc, toc, toc, c’est monsieur le ranger !! Vous ne pouvez pas rester là, c’est interdit de faire du camping sauvage dans les villes… il nous met un avertissement et nous demande de partir… on se sent un peu comme des hors la loi mais le bon côté des choses, c’est qu’on a pu dormir tranquillement jusqu’à 7h ! Du coup, on ne chipote pas, on plie tout et on s’en va. On s’arrête quelques kilomètres plus loin sur une autre plage pour prendre notre petit déj’ face à la mer, avec nos copines les mouettes qui nous tournent autour en espérant qu’on leur laisse quelques miettes.

Nous reprenons ensuite notre route pour rejoindre Kalbarri, où se trouve un beau parc national. Cette fois-ci, nous suivons la route n°1, la Western Coastal Highway, qui remonte toute la côte ouest. Le paysage est vraiment surnaturel, nous sommes entourés par des kilomètres de bush australien, « l’outback », c’est un peu comme la garrigue chez nous mais en beaucoup plus immense ! On se dit que cet environnement est vraiment hostile, il y fait chaud et sec, sans aucun coin d’ombre. Seules quelques espèces animales survivent, comme les émus, les kangourous, les chèvres sauvages, les serpents et bien sûr, toute sorte d’insectes et d’oiseaux. Et puis, il doit surement y avoir des villages aborigènes perdus au milieu de l’outback, mais ça, on ne le sait pas ! La route est parsemée de carcasses de kangourous morts qui sèchent au soleil, ils se font bouffer par les corbeaux qui s’envolent sur notre passage… ça fait mal au cœur. Si ça continue, on verra plus de kangourous morts que de kangourous vivants !

A Northampton, nous bifurquons sur la route du littoral qui mène jusqu’à Kalbarri. En chemin, nous nous arrêtons au « Pink Lake », un immense lac aux eaux de couleur rose… c’est incroyable ! Un ponton de sel permet de s’approcher sur le lac et de découvrir les eaux roses absolument plates, on n’en revient pas. On suppose que cette couleur doit être due à des algues mais on n’en est pas sûr. Le dégradé de couleur est splendide, ça va du rose au violet en passant par l’orangé et le rouge.

La route pénètre progressivement dans le parc national de Kalbarri qui englobe 1000km² de bush. Au sud de Kalbarri, le parc est réputé pour ces falaises escarpées qui plongent dans la mer en contrebas. Nous nous arrêtons en route dans les nombreux « lookouts » (points de vue) qui sont signalés sur le bord de la route et qui permettent d’approcher le sommet des falaises. Nous commençons par nous arrêter à Natural Bridge, puis Eagle Gorge et la vue que nous découvrons est absolument grandiose. Des passerelles sont installées au sommet des falaises, ce qui permet d’aller d’un endroit à un autre à pied.

Nous poursuivons la route jusqu’à Kalbarri et nous en profitons pour faire quelques courses avant d’aller déjeuner sur le bord de la plage. Nous faisons un saut au centre d’information des visiteurs pour récupérer une carte de la région et prendre quelques renseignements sur les environs. En milieu d’après-midi, lorsque le soleil est moins chaud, nous retournons faire un tour pour voir d’autres falaises, notamment Red Bluff, qui domine une belle plage à l’eau turquoise. Le paysage est toujours aussi grandiose, on a vraiment une sensation d’immensité lorsqu’on se trouve au sommet d’une falaise avec le vent et les vagues qui s’éclatent en contrebas.

Nous terminons la journée par un trail de 2km qui relie « Rainbow Valley » à « Mushroom Bay » en effectuant une boucle à travers des formations rocheuses sculptées par le vent et la mer lorsque le niveau de celle-ci était plus élevé. Nous apprenons au fur et à mesure de la balade comment ont été créées ces étranges formations. Nous sommes seuls à effectuer la balade et nous avons la chance d’apercevoir un kangourou en train de se promener dans le bush. Lui aussi nous observe de loin, dressé sur ces deux pattes arrière. La lumière du soleil couchant confère un charme particulier au lieu, avec des dégradés de couleur orangés, rouges et or… c’est vraiment magnifique.

Le soir, nous dormons dans un ranch ! Le propriétaire a installé quelques emplacements de camping sur un grand terrain à l’arrière de son ranch. Il met à disposition une grande cuisine avec tout l’équipement nécessaire ainsi qu’une salle de bain avec l’eau chaude… pour seulement 20$/nuit, ce qui est nettement moins cher que les campings en ville. On en profite pour faire recharger la batterie de notre petit frigo avant qu’elle ne tombe en panne.

Le lendemain, après un petit dej’ à base de pancakes au sirop d’érables, nous partons assister à la séance de nourrissage des pélicans qui se déroule sur le bord de la plage. Nous y retrouvons complètement par hasard un couple de français et le gars s’avère être un collègue de hand de Nico ! Ils ne jouent pas dans le même club mais on déjà fait des matchs ensemble… incroyable comme le monde est petit ! Eux aussi remontent la côte ouest donc on aura de grandes chances de se recroiser sur le chemin.

Puis nous partons découvrir l’autre curiosité du parc national de Kalbarri : les gorges. Celles-ci sont situés à une trentaine de kilomètres de la ville, au bout d’une piste sableuse accessible à tous les véhicules. Nous suivons donc la piste qui n’en finit pas de traverser le bush, tout en soulevant derrière nous de gros nuages de poussière… on se croirait un peu dans le Dakar, pilote et co-pilote, nous formons un bon duo ! Cela dit par endroit la route est vraiment défoncée, heureusement que ça ne dure que 20km, donc le Dakar, ce sera pour plus tard !

Les paysages de cette journée seront encore à couper le souffle… on ne s’en lasse pas ! Nous découvrons des points de vue somptueux sur les gorges et sur la « Murchison River », la rivière qui coule en contrebas. Nous sommes encerclés par le bush et par des pierres de couleurs rouges et orangées, flamboyantes avec la lumière du soleil.

Nous nous arrêtons au « Nature’s Window », une fenêtre naturelle creusée dans la roche rouge, qui encadre la vue sur le fleuve en contrebas… c’est vraiment magique ! La vue sur les gorges est vraiment spectaculaire, on a rarement eu une aussi grande sensation d’immensité. On réalise à quel point la nature a pu créer tous ces paysages grandioses…

Nous aurions pu faire un trail de 9km qui permet de pénétrer au cœur des gorges mais on décide de renoncer à cause de la chaleur… et aussi parce que de nombreux panneaux nous mettent en garde sur des gens qui sont déjà décédées sur ce trail, à cause de l’extrême chaleur qui règne dans les gorges, facilement 40 ou 50° en plein été… du coup, on décide de ne pas prendre de risques inutiles, et puis voir les gorges depuis les points de vue aménagés, c’est très bien et il fait moins chaud !

Nous suivons de nouveau la piste de terre poussiéreuse pour aller voir un autre point de vue qui se trouve quelques kilomètres plus loin. Nous nous arrêtons au « Z-Bend » pour admirer la vue plongeante sur la Murchison River, qui coule au fond des gorges 150m plus bas… la paysage est toujours aussi grandiose.

Nous décidons d’effectuer une petite balade de 2km qui permet de descendre le long des gorges pour atteindre le bord de la rivière et admirer les failles formées dans la roche. Nous en prenons plein la vue et c’est une belle alternative puisque nous pouvons profiter de l’ombre des quelques arbres qui jalonnent et nous sommes à l’abri du soleil au fond de la gorge.

Nous déjeunons sur une aire de pic-nic aménagée sur le parking du Z-Bend avant de reprendre notre route. Nous refaisons les 26km de piste sableuse avant de retrouver la route goudronnée. Un peu plus loin sur la route, nous nous arrêtons de nouveau pour voir deux autres points de vue, notamment Hawk’s Head, d’où le panorama est vraiment superbe.

Nous reprenons la route en fin d’après-midi et enchainons les kilomètres jusqu’à atteindre le relais routier de Overlander. Nous trouvons un petit coin tranquille dans le bush pour passer la nuit, non loin de la route principale. Nous décidons de nous arrêter là et de poursuivre la route le lendemain. A peine descendus du van, nous sommes assaillis par les mouches qui viennent se couler sur nos visages, impossible de s’en débarrasser ! Heureusement, dès le soleil couché, elles nous laissent un peu tranquilles. On passe la fin de la soirée tranquillement installés dans le van tout en regardant le film « Black Swan »…

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