Jours 226 à 228 : Lac Taupo et Rotorua – à la découverte des phénomènes géothermiques !

16 au 18 avril 2012

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Lac Taupo et ses environs : Huka Falls, Hot Pools et Crater of the moon…

Apres ces deux bonnes journées à crapahuter sur les volcans de Tongarino, nous nous accordons une journee repos… enfin, repos est un bien grand mot puisque qu’en fin de compte, notre journée sera plutot placée sous le theme de la « logistique », miam miam, tout un programme nous attend : courses (le frigo est vide), essence (titine a faim elle aussi), lessive (toutes nos fringues sont crades), reservation d’une guesthouse pour notre arrivee au Chili (ce qui suppose de trouver une connexion internet), etc etc… sans oublier de poursuivre la route pour rejoindre Taupo et son lac, qui est le plus grand de Nouvelle-Zélande (606km²) et qui occupe la caldera d’un volcan !

Le lendemain, les aventures reprennent ! Nous partons à la découverte des environs de Taupo, située en plein coeur d’une région en pleine activité géothermique. Nous commençons par aller voir les Huka Falls. A cette endroit, le plus long fleuve de NZ, le « Waikato », coule à travers une gorge très ressérée avant de se précipitée d’une hauteur de 9m. Un débit de 200m cube se précipite à la sortie de la gorge, de quoi remplir 5 piscines olympiques en une minute (si, si, véridique !).

Nous enchainons avec la visite du site thermal « crater of the moon » où l’on découvre pour la première fois les fameux phénomènes géothermiques. Nous marchons à travers de nombreux cratères qui ont été formés par l’action du gaz, contenus dans les vapeurs d’eau, sur le sol. Un peu partout s’échapent des fumerolles provenant de l’évaporation de l’eau souterraine qui est chauffée par des poches de magma présentes en sous-sol (là, c’est Nico qui parle hein, parce que la physique et moi…). On entend parfois le sifflement de la vapeur lorsqu’elle s’échappe du sol, un peu comme une soupape de cocotte minute, c’est impressionnant. Ca sent un peu l’oeuf pourri à cause des gaz de souffre qui s’échappent !

Dans certains cratères, nous pouvons voir et entendre l’eau bouillir et parfois le fond est recouvert de boue également en ébulition. C’est incroyable tout ce qu’il se passe là, sous nos pieds, la terre est en plein perpétuel mouvement ! Plus loin, une centrale géothermique exploite ce site pour produire de l’électricité.

Nous partons ensuite nous baigner dans des sources chaudes, une sorte de piscine naturelle chauffée, et qui plus est, gratuite ! Nous enfilons nos maillots et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous voilà en train de patoger dans les eaux chaudes, véritable cadeau de la nature. L’eau doit être à une trentaine de degrés, c’est idéal, et puis un peu plus loin, la source se déverse dans la rivière qui elle ne doit pas faire plus de 15°.

Après ce moment relaxation qui nous a un peu ramolli le cerveau, nous décidons de reprendre la route pour rejoindre Rotorua. Nous profitons des douches mises à disposition par le centre des visiteurs puis nous nous baladons dans le parc Kuirau où s’éparpillent cratères, bassins de boue en ébulition (« mud pool ») et autres vapeurs. Le jour commence à tomber, et nous décidons de partir à la recherche d’un endroit pour la nuit. Rotorua n’est pas vraiment un endroit adapté pour les baroudeurs en van à petit budget, c’est plein de motel, hotel et autres centres de spa luxueux… du coup, on galère un peu à trouver notre bonheur, on tourne en rond autour du lac, on se perd dans les petites rues, on fait demi-tour, on cherche encore… et on finit par trouver ! Alors ça n’a rien d’exceptionnel, c’est juste une aire de repos située juste au bord de la route, mais l’avantage est que c’est à seulement quelques kilomètres du site que nous irons visiter demain, les sources sacrées de Wai-O-Tapu.

Rotorua et les sources sacrees de « Wai-O-Tapu » :

Nous sommes réveillés par le bruit des voitures sur la route… pas terrible ! On ne traine pas dans le coin, on avale notre pdj en vitesse (le moment le plus sacré de la journée…) et nous voilà partis pour aller voir le site de Wai-O-Tapu, situé dans une des zones géothermiques les plus actives de NZ et célèbre pour ses geysers, ses sources chaudes, ses eaux multicolores chargées de bulles et ses bains de boue bouillonnant. Les maoris, qui vénèrent ce site, l’ont baptisé Wai-O-Tapu (les eaux sacrées) et il s’agit d’une des sources les plus spectaculaires.

L’endroit à l’air assez touristique, à en croire le nombre de voitures, vans et autres camping cars qui sont garés sur le parking lorsque nous arrivons. Nous commençons par acheter nos tickets avant d’aller assister à l’explosion du geyser Lady Knox. L’explostion du geyser est provoquée par les responsables du parc qui introduisent des savonnettes à l’intérieur de la « cheminée » du geyser. Le geyser commence par produires des bulles de savon qui s’échappent par la cheminée, puis petit à petit, l’explosion commence et le jet monte alors à une vingtaine de mètres de haut. Le phénomène durera une bonne dizaine de minutes, et c’est impressionnant. La NZ est un des rares endroits de la planète où il est possible d’observer ce phénomène (avec notamment l’Islande, les USA et le Chili) mais leur nombre est en diminution.

Ensuite, nous partons découvrir l’intérieur de la zone géothermique de Wai-O-Tapu. Nous apercevons de nombreux cratères, qui font plus de 20m de diamètre et 12m de profondeur. Plusieurs d’entre eux contiennent des sources bouillonnantes et la plupart ont des dépôts de soufre formés par les vapeurs quand elles s’échappent.

Nous découvrons ensuite la « palette de l’artiste ». Cet endroit a été baptisé ainsi en raisons de la variété de teintes et de tons qui dépendent des piscines, chaudes ou froides, et des fumerolles sifflantes. C’est incroyable toutes ces coulours, un dégradé de jaune et d’orangé, de vert et de bleu, et tout est naturel ! Les couleurs changent constamment en fonction du niveau d’eau et de la direction du vent. En tout cas, l’endroit porte parfaitement son nom, car on dirait vraiment de la peinture !

Un peu plus loin sur le parcours se trouvent des terrasses de silice (de couleur blanche). Ce sont les plus larges de NZ. Le parc offre également de belles vues panoramiques sur le bas de la vallée, la forêt, l’eau verte du lac de Ngakoro. Nous découvrons ensuite toute une succession d’autres sites géothermiques, qui portent tous un nom particulier : les falaises d’Alun, la poêle à frire, la piscine à huîtres, la grotte à soufre,…

L’un des endroits les plus photogénique du parc est la célèbre « piscine de champagne ». Cette source est la plus grande de la zone avec ses 60m de diamètre et 60m de profondeur. Sa température peut atteindre les 100°C et ont peu apercevoir des bulles à la surface de l’eau qui sont dues au dioxyde de carbone… effectivement, ça ressemble à une immense coupe de champagne ! La piscine fut formée il y a 900 ans par une explosion géothermale. L’eau contient de nombreux minéraux comme l’or, l’argent, le mercure, le soufre, l’arsenic,… et tous ces minéraux viennent se déposer sur les bords de la piscine.

La balade se termine par les « bains du diable », un grand cratère aux concours déchiquetés qui contient une eau de couleur étonnante : c’est vert… fluo ! En fait, il s’agit d’une piscine d’arsenic. Plus l’eau est verte, plus il y a d’arsenic… ça ressemble un peu à un chaudron de potion magique ! Heureusement qu’Obélix est pas tombé dedans quand il était petit…

Nous reprenons la voiture pour aller voir les « mud pools », des bassins de boue en ébulition qui se situent un peu plus loin. Effectivement, nous apercevons un grand bassin rempli d’une épaisse boue de couleur gris-marron, et ça fait plein de grosses bulles !

Voilà, la visite est terminée ! C’était vraiment impressionant tous ces phénomènes, ces couleurs, ses odeurs, et c’est incroyable de réaliser que tout ceci est naturel et dû à l’activité de la terre, juste sous nos pieds.

Nous mangeons un morceau avant de reprendre la route. Nous partons en direction du nord pour rejoindre la péninsule de Coromandel, notre dernière étape en NZ (déjà) et nous dormons dans un campground du DOC en plein milieu de nulle part…

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