Jour 246 : Trajet El Chaltén – Bariloche ou 27h de bus sur la légendaire « Ruta 40 » !

P1050987 (Copier)Réveil plus que matinal pour ce départ en bus : à 3h du mat’ (oui, oui, genre comme un 3 qui pique les yeux) le réveil sonne… youhouuuuu ! Surtout que dehors, il y a un vent à décorner les boeufs, on s’imagine déjà en train de s’envoler avec nos sacs. Nous voilà donc partis dans la nuit et le froid (snif), à 3h du matin (re-snif), avec nos sacs sur le dos (rere-snif), pour aller où ??… A la gare routière voyonnnns !! Ben oui, qu’est-ce qu’on pourrait bien faire d’autre à cette heure-ci ? Nous marchons tels des zombies dans les rues sombres et calmes, et croisons un troupeau de jeunes bourrés qui sortent de boite de nuit ainsi que quelques chiens errants qui ont la bonne idée de nous trainer dans les pattes. Nous arrivons devant THE gare routière de El Chaltén, en même temps que le bus. D’autres sont en train d’attendre dans le froid car le hall de la gare routière était fermé… finalement, on a quand même eu un peu de chance dans notre malheur car nous avons pu dormir quelques heures dans un vrai lit.

Nous grimpons dans le bus, et nous voilà partis pour 27h de trajet ! Nous allons pulvériser le record de durée avec ce voyage ! Et oui, car pour rejoindre la ville de Bariloche, située dans la région des lacs, il faut remonter une bonne partie de la Patagonie, plus de 1500km (je crois). Quoique quand on s’apprête à passer 27h dans un bus, on s’amuse plus à compter les km sinon on s’en sort plus. Heureusement, à peine le bus a-t-il démarré, nous allongeons nos sièges et nous tentons de trouver le sommeil. Y’a pas à dire, dormir dans un bus, c’est vraiment pas confortable… on se tourne, on se retourne, on voudrait étendre les jambes, on est tout tordu, bref, on dort mal ! Et pourtant… il est 9h du mat’ le lendemain matin lorsque nous ouvrons nos yeux… déjà 5h de bus sont passées, plus que 22h, youhouuu (on a juste envie de pleurer).

Nous roulons sur la légendaire « Ruta 40 », cette immense route qui traverse toute l’Argentine du nord au sud. Cette route fait plus de 5000km et court parrallèlement à la Cordillère des Andes. Elle est en bonne partie non goudronnée, c’est donc plutot une piste de terre gravillonnée plutôt qu’une véritable route. On est loin de l’autoroute des vacances en termes de confort… mais bon, ça nous va bien, c’est typique comme on dit ! Et puis c’est surtout une expérience inoubliable que de remonter cette route.

Le paysage quand à lui est plutôt monotone. Toujours des plaines, encore des plaines, hô un ptit lama par-ci, puis re-des plaines, hô un autre lama (mais celui est mort malheureusement). Oui car en termes de lama écrasés sur le bord des routes, la Ruta 40 vient sérieusement concurrencer les kangourous morts sur les routes australiennes. Heureusement, en ce début de journée, le soleil vient redonner quelques couleurs au paysage.

Nous retrouvons dans le bus les quatre français que nous avions rencontré au Torres del Paine (ceux qui font un échange universitaire à Mendoza) ainsi qu’un couple de français (assis juste devant nous) qui font un voyage en tandem !! Ils remontent toute l’Amérique du Sud (depuis la terre de feu) jusqu’en Guyane, où ils ont le projet de vivre quelques années. On trouve ça hyper méga courageux ! Parce que la Patagonie en hiver, et en tandem… fallait oser ! Mais ils ont l’air super content de leur trip, ils nous raconte plein d’anecdotes… et ils nous avouent qu’ils trichent un peu en prenant le bus. Voici le nom de leur page facebook : les bolides en roue libre (on a trouvé le nom sympatoche !).

Les heures défilent et le trajet passe plus vite qu’il n’y parait. En fin d’après-midi, le bus s’arrête dans la petite ville de Perito Moreno (qui porte le même nom que le glacier, mais qui n’a rien à voir avec celui-ci). Nos amis français en tandem descendent ici. Le bus nous propose de rester à la gare routière le temps d’aller chercher d’autres passagers. Nous avons donc 1 heure et demi devant nous pour vacquer à nos occupations et nous dégourdir un peu les jambes ! C’est plutôt une bonne nouvelle et ça nous fait du bien de prendre un peu l’air.

Le soir, nous avons droit à un joli coucher de soleil depuis la fenêtre du bus. Une nouvelle nuit de sommeil nous attend dans le bus. Si tout va bien, nous devrions arriver demain matin à 6h40 à Bariloche. Nous papotons avec les autres français pendant un bon moment, tandis que les autres passagers sont déjà en train de roupiller. Ils nous posent plein de questions sur notre tour du monde, ça a l’air de leur faire envie et nous sommes ravis de leur faire partager nos anecdotes de voyage. Il est quasiment minuit lorsque nous nous couchons à notre tour. Une courte nuit nous attend, sur les pistes de t de la Ruta 40 !

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