Jours 247 à 250 : Bariloche & la région des lacs… comme un petit air de Suisse !

Du 7 au 10 mai 2012

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Le bus nous dépose à la gare routière de Bariloche à 6h40 après une nuit assez courte et agitée. Le jour ne s’est pas encore levé, et nous partons à pied pour rejoindre le centre ville. Nous pensions que la gare routière était toute proche mais en fait pas du tout… nous parcourons près de 2 ou3 kmà pied, avec notre chargement sur le dos. Si on avait su, on aurait pris un taxi ! Nous tournons un peu en rond dans le centre pour trouver un endroit où dormir mais la plupart des auberges n’ont pas encore ouvert leurs portes. Nous finissons par dégoter une jolie petite adresse (merci le guide du routard) dans un chalet tout en bois avec un jardin, à deux pas du centre ville. Le prix est de 60 pesos par personne (env 10€) avec le petit dej, nous sommes dans un dortoir de 4 et il y a une grande cuisine avec tout ce qu’il faut pour faire la popotte, alors ça nous convient parfaitement. Et puis vu notre état, on a qu’une envie : prendre un p’tit dej, une bonne douche et se reposer ! Nous passons donc la matinée à glandouiller (ça fait du bien), puis nous partons faire un tour à pied dans Bariloche en début d’aprem.

Bariloche est une ville de 140 000 habitants, située en plein cœur de la région des lacs (coté Argentin). La ville est construite au bord du lac Nahuel Huapi, qui fait près de 500km². Celui-ci est le plus grand de la région, qui compte un nombre impressionnant d’autres lacs.

Un petit bout du lac Nahuel Huapi

La région est très fréquentée en hiver, en raison des pistes de ski, qui sont parmi les plus renommées en Argentine. Mais à l’époque où nous y sommes, il n’y a pas encore de neige, donc pas trop de monde. Nous faisons un petit tour en ville, notamment dans le « centro civico » qui est une sorte de centre historique, avec une jolie petite place entourée de maisons en pierre et en bois, et avec de gros Saint-Bernard, qui trônent sur la place en attendant que les touristes se fassent prendre en photo avec eux (ce qui rapporte des sous à leur propriétaire).

Le centro civico…

… et ses bâtiments de pierre et de bois

La cathédrale de Bariloche

L’intérieur était très beau

On se croirait dans un petit village des Alpes !

La ville a été prise d’assaut par les Suisses et les Allemands qui s’y sont expatriés et on ressent grandement l’influence de nos voisins européens : petit chalet en bois cosis, boutiques de chocolats un peu partout, restaurant qui proposent des fondues,… La région de Bariloche est même surnommée de « Suisse Argentine ». Effectivement, on se croirait vraiment en plein cœur dela Suisse. Le centre-ville compte de nombreuses chocolateries aux vitrines bien alléchantes. La technique consiste à faire le tour des chocolaterie, pour goûter le chocolat gratos proposé par les vendeuses… mais chuuut, c’est un secret ! Bien entendu, nous craquons et nous achetons une petite boite de chocolats, juste pour goûter ^^ !

Mamushka… notre chocolaterie !

Une fontaine de chocolat

Nous en profitons pour nous renseigner sur les tarifs des locations de voiture pour partir visiter les environs. Etant donné que nous sommes quatre, ce moyen de transport ne nous reviendrait pas trop cher et ça nous permettrait d’être autonomes. Nous louons donc une voiture pour 2j à partir du surlendemain, pour partir sur la route des lacs. De retour au chalet, les garçons préparent la popote et nous nous couchons tôt. Après les deux nuits précédentes dans le bus, quel plaisir de retrouver un vrai lit ! Une bonne nuit de sommeil nous fera le plus grand bien.

Les garçons font le cuisine !

Le lendemain, nous prenons un bus local qui nous conduit jusqu’au pied du Cerro Campanario. Un télésiège permet de grimper jusqu’au sommet de la montagne sans se fatiguer, mais nous optons pour la solution sportive : le sentier pédestre ! C’est donc à l’aide de nos deux petites pattes que nous grimpons tout au sommet de cette montagne (qui n’est pas bien haute). Le sentier passe à travers la forêt et débouche sur une vue panoramique sur les montagnes et les lacs environnants. Le paysage est magnifique. Effectivement, la région des lacs porte plutôt bien son nom !

Vue depuis le Cerro Campanario

Nous marchons ensuite en direction du « circuito chico », un des coins les plus prisés de la région de Bariloche. Le circuit total fait plus de 25km, et est faisable en vélo en 3-4 heures. Nous nous renseignons donc sur le prix des locations de vélo… malheureusement, nous trouvons ça un peu cher : 90 pesos pour une demi-journée, soit plus de 15€. Nous tentons de négocier le prix, compte tenu que nous sommes quatre mais le gars ne veut rien savoir alors tant pis, nous décidons de ne pas louer de vélo et nous nous contentons de marcher le long du chemin. Nous découvrons quelques beaux points de vue sur les lacs et nous nous posons au bord de l’un d’eux pour avaler notre pic-nic tout en profitant du cadre.

De retour à Bariloche, nous retournons faire un tour en centre-ville et nous passons devant une chocolaterie qui réveille nos papilles gustatives avec sa formule « une crêpe et un chocolat chaud ». Ca tombe bien, c’est l’heure du goûter ! Nous optons pour des crêpes à la « dulce de leche » (la confiture de lait dont raffolent les argentins), saupoudrées de framboises et d’une pointe de chantilly, le tout servi avec un bon chocolat chaud fumant… c’est juste parfait !

Après l’effort, le réconfort !

Notre super crêpe de la mort qui tue ^^ !

Les deux jours suivants, nous récupérons notre voiture de location et partons sur la « route des sept lacs ». Notre voiture est une VW de type « Gol » (un modèle inconnu au bataillon mais qui nous fait bien rire), toute minuscule et sans direction assistée… Nico s’en donne à cœur joie pour tourner le volant ! Nous nous entassons à l’intérieur et nous voilà partis. Nous empruntons un petit bout de la route 40 avant de bifurquer en direction de Villa La Angostura, en longeant le lac Nahuel Huapi. Plus nous avançons, plus la météo devient incertaine, et ce sont bientôt de gros nuages gris qui envahissent le ciel… espérons que ça ne s’empire pas !

C’est parti pour la route des lacs

Notre  » Gol  » !

Très vite, la route goudronnée s’arrête pour laisser place à une piste qui sillonne à travers la région des lacs. Nous passons près de nombreux lacs et nous faisons quelques stops de long de la route pour profiter du paysage. Toutefois, nous sommes un peu déçus… le paysage n’est pas à la hauteur de nos espérances et comme le ciel est tout couvert et qu’il n’y a pas de soleil, ça nous parait un peu tristounet. Heureusement, les couleurs d’automne sont magnifiques : un dégradé de jaune-orangé-rouge sur les arbres à flanc de montagne, toujours aussi chouette ! Nous faisons une pause au bord du lac Falkner, et le soleil nous fait même l’honneur de sa présence pour accompagner notre casse-croute. Profitons-en car ça ne va pas durer ! Nous inaugurons notre boite de chocolats Mamushka, un délice !

Sur la route…

Le lac Falkner

Nous poursuivons notre route, tout en restant attentifs au paysage mais rien à faire, nous ne sommes pas emballés, on trouve ça trop semblable aux paysages de chez nous. Et pourtant, cette région est très réputée alors on s’en veut un peu. Mais bon, on ne peut pas tout aimé non plus et puis au moins, on aura vu ce que c’était. Nous arrivons à San Martin de los Andes en milieu d’après-midi, nous laissons nos affaires dans une petite auberge et nous partons faire un tour en ville. La ville est nichée au cœur de hautes montagnes, et ça ressemble à un mini-Bariloche : nous retrouvons les petits chalets en bois, les boutiques de chocolat,… mais en plus condensé ! La saison touristique hivernale n’a pas encore commencée, du coup, il se dégage une athmosphère calme et paisible dans les petites ruelles de la ville, comme si la ville tournait au ralenti. Difficile de s’imaginer qu’en hiver, ça grouille de monde !

Le lendemain matin, nous décidons de marcher un peu avant de reprendre la route. Nous suivons un petit sentier qui grimpe sur une colline surplombant la ville et le lac. Le sentier se divise en plein de petits chemins, et nous débouchons sur ce qui ressemble à un village Mapuche, avec quelques maisons de briques rouges. Nous demandons notre chemin car nous sommes un peu perdus, et nous finissons par trouver le mirador, qui se trouve un peu plus loin. Effectivement, la vue qui surplombe le lac depuis le sommet d’une falaise est vraiment vertigineuse, dommage que le ciel ne soit pas dégagé !

Nous rebroussons chemin en direction de la ville, regagnons notre super petite voiture du tonnerre, et nous revoilà partis en direction de Bariloche. Nous reprenons la même route qu’hier, toujours Nico aux commandes. Nous slalomons à travers les flaques d’eau qui ont créé de gros trous sur la piste, et cherchons désespérément un coin pour pique-niquer. Nos estomacs crient famine mais la pluie s’est remise à tomber, pas cool ! Après plus de 30km de piste, nous finissons par nous arrêter au bord d’un lac mais nous restons à l’abri dans la voiture pour manger. Il nous reste encore une bonne quarantaine de km de piste à parcourir, et pour le coup, on se sent vraiment loin de tout ! Nous croisons de rares voitures qui arrivent en sens inverse, des 4×4 qui passent à toute vitesse et qui nous aspergent de boue, elle va être belle la Gol ! Nous sommes arrêtés un peu plus loin par des bucherons qui coupent des arbres… l’un d’eux s’écrase sur la route juste devant nous ! Si ça continue, on va voir des lutins sortir de la forêt, ou même pire, un ogre qui va nous manger tout cru ^^ ! Quelques km plus loin, nous traversons un village, il y a quand même quelques âmes qui vivent par ici… comme quoi, tout est possible !

Nous finissons par voir le bout de cette piste et regagnons la route 40. Le soleil refait de timides apparitions, il était temps ! Cela dit, le paysage par ici nous plait mieux, il y a de hautes formations rocheuses aux formes hallucinantes le long de la route, nous en profitons pour ressortir les appareils photo.

A notre arrivée à Bariloche, nous sommes accueillis par un bel arc-en-ciel qui se détache sur le ciel gris. Nous passons à la gare routière pour acheter nos tickets de bus pour le lendemain, nous rendons la voiture, et après nous être pris un peu la tête avec la dame de l’agence de location qui refusait de nous faire une ristourne alors que nous avons laissé plus d’essence que prévu dans le réservoir (une vraie tête de bourrique), nous nous payons le luxe d’une pizza dans un petit resto près de chez nous.

Un arc-en-ciel pour notre retour à Bariloche…

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