Jour 251 : Route vers Puerto Montt… ou comment improviser un casse-croute à la douane ?

P1000811 (Copier)Aujourd’hui, notre journée sera placée sous le signe des transports ! Nous quittons l’Argentine (mais nous y reviendrons dans quelques mois) pour repasser du côté chilien. Pour cela, 6h de bus nous attendent pour rejoindre la ville de Puerto Montt, point de départ pour relier l’île de Chiloé dans le sud du Chili. Le soleil brille et nous admirons le paysage, le lac Nahuel Huapi et les montagnes autour. J’en profite pour bouquiner le guide du Chili, et plus spécialement la partie sur l’île de Chiloé, histoire d’organiser un peu notre séjour sur place. En tout cas, ça à l’air d’être un autre visage du Chili, on a hâte d’y être pour voir tout ça ! Nico, lui, regarde un film à coté de moi. Jusque là, tout va bien, le trajet se passe sans encombres. Sauf qu’une fois arrivés à la frontière argentine, nous réalisons une chose qui peut paraître banale comme ça, mais qui ici à une importance notable : nous avons de la nourriture dans nos sacs… des restes de provisions de notre séhour à Bariloche. Les péripéties commencent lorsque le chien du douanier renifle le sac de Lolotte et repère quelque chose de louche… allons bon ! Du coup, Lolotte se fait confisquer 3 patates qui restaient au fond de son sac. Pour l’instant, rien de bien méchant, sauf que ça ne s’arrête pas là. Il nous reste encore tout un tas de trucs : du pain, du saucisson, une tomate, des oeufs, une poire, et même une tarte aux poires et… notre boite de chocolat Mamushka ! On commence à flipper pour la douane chilienne, car la règle est la suivante pour entrer au Chili : « aucun produit d’origine végétale ou agricole ne peut entrer sur le territoire »… sauf qu’il y a pas moyen qu’on se fasse confisquer notre boîte de chocolat, ce serait un sacrilège !

Pas louper, le douanier chilien jette un coup d’oeil dans le sac d’Olivier (c’est lui qui a toutes les provisions) et commencent à tout sortir. Il nous explique que nous ne pouvons pas garder la nourriture avec nous pour passer la frontière… mais il rajoute à cela un détail non négligeable : si on veut, on peut tout manger maintenant, sur place ! On se regarde les uns les autres… alors, cap’ ou pas cap’ de faire un pic-nic à la douane ? Ben j’ai envie de dire… bancoooo ! Voilà comment nous nous sommes retrouvés en train de faire des sandwichs avec notre pain, notre saucisson, et notre tomate, en plein milieu du poste de douane ! Ca fait bien rire les douaniers à coté de nous qui nous regardent du coin de l’oeil, tandis que nous leur laissons quelques miettes de pain sur le sol en souvenir. Pour les chocolats, pas de soucis, nous pouvons les emmener avec nous… soulagement ! Nous repartons le ventre bien rempli, et finalement, on s’en ait plutot bien sorti ! Trève de plaisanterie, il faut toujours déclaré tous les produits alimentaires sur le formulaire d’entrée, au risque de se payer une belle amende. Heureusement qu’on avait été honnêtes car sinon, on aurait pu avoir des ennuis.

Pic-nic à la douane chilienne

Voilà, c’était un peu l’action du jour… Le trajet en bus peut reprendre son cours normal ! Coté chilien, le paysage est tout de suite beaucoup plus vert, il n’y a quasiment plus de couleurs d’automne comme en Argentine. Nous dépassons la ville d’Osorno et arrivons à la gare routière Pueto Montt en milieu d’après-midi. Nous rachetons des tickets de bus pour rejoindre l’île de Chiloé, le prochain bus part dans une heure, ce qui nous laisse le temps de nous dégourdir les jambes. Nous empruntons la route n°5, plus connue sous le nom de « Panaméricaine » pour rejoindre l’embarcadère des ferries de Chiloé. Le bus embarque sur le ferry, et 40mn de traversée plus tard, nous débarquons sur l’île !

Ca roupille dans le bus !

Notre ferry pour Chiloé

Le bus nous dépose à Ancud, une ville située tout au nord d’île. La ville compte de multiples « hospedaje » qui sont comme des logements chez l’habitant. L’idée nous plait bien ! Nous en visitons quelques unes, qui nous paraissent un peu glauques… avant d’attérir chez une dame d’une cinquantaine d’années qui semble un peu speed mais qui est très accueillante. Sa maison est chaleureuse, et les chambres nous plaisent, alors nous décidons de rester. Elle nous parle à toute vitesse et nous fait tout un tas de recommandations. Nous ne le savons pas encore, mais nous venons de faire une rencontre inoubliable… mais ça, on vous le racontera dans le prochain article !

Bienvenue à Chiloé !

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