Jours 277 à 280 : Trek de Santa Cruz, quatre jours de marche dans la Cordillera Blanca !

Du 6 au 9 juin 2012

Jour 1 : de Cashapampa (2900m) à Llamacorral (3760m)

Le réveil nous tire du lit à 6h du matin et bonne nouvelle, pas de mal de tête à l’horizon ! Me voilà rassurée pour réaliser ces quatre jours de trek. Nos sacs sont déjà prêts de la veille et nous n’avons plus qu’à sauter dans nos vêtements, enfiler nos chaussures et attraper un combi (minibus local). Le combi nous mène jusqu’à la petite ville de Caraz, et nous longeons de nouveau la vallée encaissée dans de hautes montagnes. Depuis Caraz, nous attrapons un second combi pour grimper jusqu’au point de départ du trek, le village de Cashapampa. Nous suivons une jolie piste poussiéreuse qui grimpe à flanc de falaise et offre de très beaux points de vue sur la vallée en contrebas, entourée de splendides montagnes. Nous essayons tant bien que mal de prendre quelques photos depuis la fenêtre ouverte du combi, tout en évitant les nuages de poussières soulevés par la voiture. Nous récupérons quelques personnes en chemin qui descendent un peu plus loin et finissons par arriver à Cashapampa, il nous aura fallu presque 3h pour arriver jusqu’ici et maintenant, c’est à nous de jouer !

Route vers Cashapampa – vue sur la vallée de Huaraz

Le sentier grimpe progressivement à travers une jolie vallée au fond de laquelle coule une rivière. Nous sommes entourés par la végétation et de belles fleurs de montagnes colorées et nos pas sont accompagnés par le bruit du torrent en contrebas. Le plus difficile consiste à s’habituer au poids du sac puisque nous sommes partis en autonomie avec notre matériel de camping, des affaires chaudes pour les nuits froides et toute notre nourriture pour 4j ! Du coup, nous nous sommes partagés tout ça entre nos deux sacs, je dois porter une dizaine de kilos tandis que Nico doit facilement être à 12kg puisqu’il porte la tente et le matériel de cuisine. Au début, ça tire un peu dans les épaules et le dos, il faut remettre la mécanique en marche !

Début du trek

Ca grimpe, et on a chaud ^^ !

Nous sommes bientôt rejoints par un groupe de touristes qui sont partis avec des guides et des mules pour porter toute leur affaire. Je les envie un peu de marcher librement, en se préoccupant seulement du paysage sans avoir à porter leurs sacs mais d’un autre coté, l’idée de partir avec un tour organisé ne nous disait pas trop… non pas que nous soyons des sauvages, mais disons qu’on aime bien marcher à notre rythme sans avoir à suivre un programme organisé ou à subir les contraintes d’un groupe. Et puis ça nous plait de faire ce trek par nous-mêmes, ça nous apprend la débrouille !

Pour le premier soir, nous dormons dans le premier camping que nous croisons, à Llamacorral (3760m). Nous aurions pu aller au camping suivant qui se trouve 3km plus lion mais il commence à être tard et nous sommes déjà bien fatigués par cette journée de marche. Du coup, nous décidons de planter la tente ici pour ce soir. Il n’y a personne d’autre à part nous et le groupe que nous avions croisé tout à l’heure, qui ont installé leur bivouac un peu plus loin. Nous trouvons un petit coin tranquille (et plat !) entouré de rocher pour nous protéger du vent. Nous montons notre tente, enfilons un couche supplémentaire de vêtements (dès que le soleil se couche, la température chute !) et nous nous préparons un petit repas avec notre réchaud et notre mini bouteille de gaz. Au menu pour ce soir, soupe de pates et fruits puis dodo ! Il est seulement 20h30 lorsque nous nous mettons au chaud dans nos duvets. Dehors, pas un bruit, et nous ne tardons pas à sombrer dans le sommeil…

Première étape pour aujourd’hui : Llamacorral, 3760m !

Avec vue sur le mont Taulliraju (5830m)

Notre campement pour ce soir !

 

Jour 2 : de Llamacorral (3760) à Taullipampa (4250m)

Nous émergeons à 7h30 après une nuit de sommeil agitée. Dormir sous la tente, ce n’est vraiment pas confortable. On se tourne, on se retourne, on est réveillé par les bruits extérieurs, le vent souffle sur la tente, il fait froid, puis il fait chaud, on a mal au dos… bref, ce n’est pas le confort optimal quoi ! Du coup, malgré notre nuit de 11h, on peut pas vraiment dire qu’on se sente très reposé. Heureusement, le soleil est au rdv et nous avons hâte de sortir de la tente pour voir le paysage. Nous sommes accueillis par un âne et une vache qui broute l’herbe autour de nous… nous sommes vraiment perdus au milieu de la pampa !

Réveil en compagnie d’un petit âne

Nous avalons notre petit déjeuner tout en profitant de la vue sur les montagnes puis nous nous attaquons au rangement du matériel : petite vaisselle, pliage des duvets et des matelas, on met tout ça dans les sacs puis on repli la tente… nous attrapons nos batons et nous voilà partis pour une deuxième journée de marche… bye bye notre petit emplacement de camping au milieu de nulle part, ce fut un plaisir !

Nous reprenons notre chemin qui continue de longer la vallée. Nous croisons d’autres groupes qui arrivent en sens inverse mais globalement, il n’y a pas beaucoup de monde sur le trek car nous ne sommes qu’au début de la saison touristique. Tant mieux, ça nous va bien ! Nous passons près d’une première grande lagune puis d’une seconde lagune qui est asséchée. Nous commençons à apercevoir quelques montagnes enneigées qui pointent le bout de leur sommet, la plupart d’entre elles culminent entre 5000 et 6000m d’altitude, c’est impressionnant.

Belle cascade

On commence à voir de beaux sommets enneigés…

Lagune asséchée

Nous nous arrêtons au bord du chemin pour préparer notre repas de midi puis nous nous remettons en route. Il ne nous reste plus grand-chose avant d’arriver au camping de Taullipampa et du coup, nous décidons de faire un petit crochet pour aller voir le camp de base de l’Alpamayo. Il s’agit d’un des sommets les plus beaux d’Amérique du Sud, qui culmine à plus de 6000m. Le sentier serpente à travers la montagne et nous décidons de laisser nos sacs au pied du sentier pour pouvoir marcher plus librement. Malheureusement pour nous, le sommet de l’Alpamayo est dissimulé derrière les nuages et le blanc de la neige se confond un peu avec les nuages… Par ailleurs, une petite grêle fine commence à tomber et nous ne sommes pas bien rassurés pour nos sacs. Le soleil refait quelques apparitions et nous offre un magnifique arc-en-ciel sur les montagnes. On distingue parfaitement les couleurs et c’est vraiment très beau. Du coup, rien que pour ça, ça valait la peine de grimper jusqu’ici !

Pause casse-croute dans la pampa

Chemin qui mène au camp de base de l’Alpamayo

Le Nevado Alpamayo, caché derrière les nuages… dommage !

Un bel arc-en-ciel pour nous consoler !

De retour au bas du sentier, nous récupérons nos sacs et effectuons les derniers mètres pour arriver jusqu’au camping de Taullipampa, notre camp de base pour ce soir. Ce camping est situé à 4250m, difficile de s’imaginer que nous allons dormir sous la tente à une telle altitude ! Heureusement, nous sommes plutôt agréablement surpris par les températures car pour le moment, nous n’avons pas trop à nous plaindre du froid. De nouveau, nous installons tout notre petit campement, et une fois la nuit tombée, nous nous préparons un petit repas (cette fois-ci, nous cuisinons dans la tente, trop la flemme de ressortir !) puis nous nous couchons une fois de plus à l’heure des poules, nous sommes épuisés !

Campement pour ce soir, à plus de 4200m d’altitude !

 

Jour 3 : de Taullipampa (4250m) à Paria (3850m) via le col de Punta Union (4760m)

Au réveil, une belle surprise nous attend : à peine avons-nous ouvert la tente que nous découvrons un superbe point de vue sur les montagnes qui nous entourent, notamment l’Alpamayo, que nous n’avions pas bien vu hier à cause des nuages, c’est vraiment beau !

Vue au réveil… magnifique !

Le Nevado Alpamayo… dégagé aujourd’hui !

Nous nous remettons en marche et l’objectif du jour consiste à passer le col de Punta Union, à 4760m, qui constitue le point culminant du trek. Ce col est situé à proximité du mont Taulliraju, ce qui promet de beaux points de vue sur les sommets enneigés. Seulement voilà, dès le début de la rando, les montagnes sont toutes dissimulées derrière les nuages et une petite pluie grêleuse s’abat sur nous. Du coup, j’ai beaucoup de mal à avancer et à me motiver, je suis vraiment déçue de ne pas voir les montagnes… comme je dis toujours, marcher c’est bien, mais marcher en voyant de beaux paysages, c’est mieux ! Je tente de me remotiver mais rien à faire, je suis découragée. Pourtant, le sentier n’est pas très difficile et il n’y a que 500m de dénivelé pour arriver jusqu’au col, autant dire que ce n’est rien du tout comparé à ce que nous avons pu faire auparavant. Nico essaie de me remotiver et nous faisons des pauses régulièrement pour boire un coup et manger un morceau. Je plains ceux qui passent le col à ce moment précis car les pauvres, ils doivent être dans la purée de pois !

En mode camouflage !

La brume sur la vallée

Mais voilà, il ne faut jamais perdre espoir, car tandis que nous montons, le ciel commence à se dégager tout doucement et nous apercevons la silhouette des montagnes… plus nous avançons, et plus le ciel se dégage, le soleil fait désormais son apparition et nous distinguons parfaitement les montagnes autour de nous ! Tout de suite, ça change tout et le paysage retrouve toute sa splendeur (et moi, tout mon moral !). Cette fois-ci, je suis reboostée à fond et je n’ai qu’une envie : arriver au col le plus vite possible pour profiter du paysage ! C’est beau d’y croire car à cette altitude, on a beau tout donner, le souffle manque et la respiration nous dit « hey ho, tu vas vite te calmer sinon je m’emballe ! »… et oui, il faut savoir écouter son corps sinon on crache ses poumons à chaque virage !

Le mont Taulliraju (5830m) qui se dégage enfin…

… pour notre plus grand plaisir !

On ne s’en lasse pas…

Nous finissons par arriver au col de Punta Union, à 4760m d’altitude et nous pouvons profiter pleinement du point de vue sur le mont Taulliraju et sur la lagune bleu-émeraude en contrebas, ainsi que sur la vallée que nous avons longée durant 2j… on se rend compte du chemin parcouru pour arriver jusqu’ici ! Notre record d’altitude reste le col de Torung La au Népal (5416m) mais quand même, un col à plus de 4700, ce n’est pas tous les jours qu’on en franchit ! Nous nous trouvons un petit coin tranquille face à la vue, sortons notre réchaud et préparons notre casse-croute.

Arrivée au col de Punta Union… victoire !

En guise de col, il s’agit en fait d’une brèche dans la montagne, entre deux falaises. Une fois passés de l’autre coté du col, une longue descente de 900m de dénivelé négatif nous attend. Nous descendons à travers les gravillons et les rochers, et nos genous sont mis à rude épreuve. Nous plaignons ceux qui ont fait la montée dans ce sens-là car c’est beaucoup plus ingrat et le paysage est quand même moins joli de ce coté. Nous croisons d’ailleurs un couple en train de monter, ils ont l’air crevé et la fille nous demande combien de temps il faut pour arriver jusqu’au col. Elle n’a pas l’air en forme et nous dit qu’elle souffre de mal de tête et craint d’avoir le mal des montagnes. Le col est encore loin pour eux et on les prévient que la route risque d’être longue surtout si elle se sent mal… du coup ils décident de rester prudent et de faire demi-tour et donc de renoncer au passage du col, malgré plus de 5h de montée pour arriver jusqu’ici… je me dis que j’étais bien bête de me plaindre ce matin alors que je n’avais mal nulle part.

Le col de Punta Union, un brêche dans la montagne

La descente nous parait longue mais nous sommes vraiment contents d’avoir pu franchir ce col, le plus dur est derrière nous désormais ! Et puis c’était aussi un défi que de réaliser ce trek en indépendant, en portant notre matériel et ça nous prouve que même si c’est difficile, nous en sommes capables. Le plus difficile dans tout ça reste les mauvaises nuits de sommeil car même si on se couche très tôt, on dort plutôt mal et on n’arrive pas à se reposer comme il faut. Du coup, la fatigue a tendance à s’accumuler un peu. On se dit que c’était vraiment du luxe au Népal de pouvoir dormir dans un lit et de se réchauffer au coin du feu tous les soirs…

 

Jour 4 : de Paria (3850m) à Vaqueria (3700m) et retour à Huaraz

C’est notre dernier jour de trek et la pluie a tombé une bonne partie de la nuit… ce matin, le ciel est couvert et la tente est trempé, du coup nous l’étendons sur un gros rocher en espérant qu’elle sèche un peu avec le vent. Pendant ce temps, nous rangeons nos affaires et prenons un bon petit déjeuner, on en profite pour liquider le reste de pain et de confiture. Aujourd’hui, nous rejoignons le village de Vaqueria, d’où nous prendrons un combi pour rejoindre Huaraz. Pour cela, environ 4h de marche nous attendent, et théoriquement, ça devrait descendre tout le long. La marche est agréable et pour une dernière journée de marche, c’est plutôt pépère. En chemin, nous croisons quelques gamins qui guident des troupeaux de moutons ainsi que des vieillards. Ils comptent parmi les rares locaux que nous aurons croisés durant le trek et nous devons surement approcher d’un village. Les enfants nous réclament quelque chose à manger, nous leur tendons quelques biscuits et un vieillard nous réclame des médicaments pour se soigner, nous n’avons pas de médicaments mais nous lui tendons quelques soles pour qu’il puisse s’en acheter. On ne sait jamais si c’est bien ou mal de donner aux gens, d’habitude on essaie d’éviter, surtout avec les enfants, pour ne pas leur donner l’habitude de mendier. Mais là, devant la pauvreté de ces gens, difficile de ne pas leur donner un petit quelque chose, même si ce n’est pas ça qui les sortira de leur misère, les gamins étaient ravis qu’on leur donne quelques biscuits.

Pas manqué, quelques temps après, nous arrivons au hameau de Huaripampa. C’est un vrai petit village traditionnel quechua, avec des petites maisons au toit de chaume et tout un condensé de vie rurale. De la petite mamie qui guide son troupeau de chèvre tout en tricotant sa laine, au paysan qui laboure son champ à l’aide de ses bœufs, comme dans l’ancien temps. Et nous croisons aussi tout plein d’enfants qui errent dans les rues et viennent nous réclamer quelque chose dès qu’ils nous voient passer. Une question nous traverse l’esprit : ces enfants vont-ils à l’école ? Surement que non… ils sont là en plein journée et nous n’avons pas vu la moindre trace d’un bâtiment scolaire. Autre spécialité du village, les cochons d’Inde ! Il y en a des élevages complets sous le toit des maisons qui sont destinés à … être mangés ! Le cochon d’Inde est une des spécialités culinaires du Pérou et il y a des élevages entiers de ces pauvres petites bêtes qui finiront grillées dans une assiette !

Nous nous perdons un peu en chemin et finissons par retrouver notre route avec l’aide précieuse des locaux. A un moment donné, ce sont deux gamins qui nous font signe que nous sommes dans la mauvaise direction. Nous rebroussons donc chemin et les remercions en leur offrant un petit paquet de biscuits. Finalement, on se rend compte un peu plus tard que la route sur laquelle nous étions était la bonne et que le chemin par lequel nous ont fait passé les gamins était juste un raccourci ! Du coup, ils nous on fait faire demi-tour rien ces deux polissons, et nous, on s’est bien fait avoir ! Bref, nous finissons par arriver au village de Vaqueria au bout d’une longue montée bien crevante et nous n’avons plus qu’à attendre un combi pour Huaraz. Nous nous renseignons auprès des locaux, le prochain combi est censé passer en début d’après-midi et il est à peine midi ce qui nous laisse deux heures à attendre… c’est pas très cool tout ça, nous qui rêvons d’une bonne douche ! Le village se limite quand à lui à quelques maisons et il a juste l’avantage d’être situé sur le long de la route.

Arrivée à Vaqueria… point final du trek !

Finalement, la chance tourne de notre coté, et un bus de touristes arrive, qui dépose tout un groupe qui partent pour le trek de Santa Cruz. Ils déchargent tout leur matériel et le chauffeur du bus nous propose de nous redescendre à Huaraz, pour le même prix que le combi. On accepte immédiatement ! Ca nous évite d’attendre deux heures et qui plus est, nous avons le bus pour nous tout seuls ! Une longue route nous attend, qui ressemble davantage à une piste qu’à une route. Celle-ci serpente à travers la montagne, pour atteindre un col situé à 4700m d’altitude !

Une fois le col franchi, c’est la surprise ! Un beau panorama nous attend sur la vallée en contrebas. La vue est vraiment vertigineuse, nous sommes bluffés ! Nous apercevons la piste qui permet de descendre jusque dans la vallée, c’est un enchainement de virages en lacets tout le long de la montagne… il n’y a pas d’autre route, c’est donc bien cette piste que nous allons prendre pour redescendre jusqu’en bas.

Route en lacets que nous allons prendre… glurps !

Le bus se lance donc sur cette piste poussiéreuse et gravillonnée. Chaque virage est à flanc de falaise, sans aucune barrière de protection bien entendu (nous sommes au Pérou ne l’oublions pas !), et tout dérapage incontrôlé peut vite devenir fatal, à en croire les croix et les pierres tombales qui ornent certains virages… pas très rassurant tout ça ! Heureusement, notre chauffeur a l’air de maitriser son engin, mais malgré tout, on ne fait pas trop les malins et nous serrons les fesses à chaque virage ! Le paysage quand à lui est magnifique, ça nous distrait un peu.

Sur la route infernale !

Nous récupérons deux alpinistes en chemin, ils doivent surement revenir d’une ascension à en croire leur équipement et ils ont l’air épuisés. A peine sont-ils montés dans le bus qu’ils s’effondrent de fatigue. Quand à nous, nous restons fascinés par cette route vertigineuse et ce paysage magnifique. On ne peut pas s’empêcher de penser à la route de la mort en Bolivie, que nous verrons dans quelques semaines… on se dit qu’à coté, cette piste que nous venons de descendre doit paraître bien ridicule. Evidemment, ce qui devait arriver arriva : un camion arrive en face de nous, en sens inverse. Et cerise sur le gâteau, nous sommes situé coté précipice (évidemment !). Notre chauffeur se sert autant que possible pour que le camion puisse croiser, il frôle le précipice et je préfère ne pas regarder par la fenêtre. Je n’attends qu’une chose : que le camion passe et que nous repartions ! Finalement, tout se passe bien, notre chauffeur est un champion !

Nous arrivons à Huaraz après presque 4h de route et rejoignons la guesthouse d’Emilio. Nous déposons nos affaires et prenons la douche tant attendu, la vraie récompense après ces quatre jours de marche, y’en avait bien besoin ! Puis nous partons en ville pour rendre notre matériel de location et acheter nos tickets de bus. Pour notre repas du soir, nous nous offrons la deuxième récompense : une pizza, une bière et une glace ! Après quatre jours à manger des soupes de pâtes, nous en rêvions ! Le soir, nous nous effondrons dans notre lit, quel plaisir de dormir sur un matelas avec des draps tout propre, on apprécie notre petit confort !

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