Jour 302 : On s’envole pour Rurrenabaque… à nous l’Amazonie !

Nous quittons notre hôtel de bonne heure et arrêtons le premier taxi que nous croisons dans la rue. Nous optimisons l’espace afin de nous entasser littéralement à l’intérieur de la petite voiture qui peine dans les montées raides du canyon : cinq personnes + les gros sacs = ça fait du poids… allez titine, courage ! Nous arrivons à l’aéroport de La Paz à l’heure convenue, soit une heure avant le départ de notre vol pour Rurrenabaque… sauf que voilà, les horaires boliviennes ne sont pas exactement les mêmes que les notres, et notre avion aura près de deux heures de retard ! Cela à l’air plutôt normal à en croire les autres passagers boliviens qui n’ont pas du tout l’air surpris de ce retard, très bien, qu’à cela ne tienne, nous n’avons plus qu’à attendre tranquilement dans le hall de l’aéroport…

Atelier carte postales dans le hall de l’aéroport

Comme vous l’avez compris, ce matin nous mettons le cap vers Rurrenabaque, une petite ville située en lisière de la jungle amazonienne. La découverte de cette région est une grande première pour nous, et pour nous rendre sur place, nous avions deux possibilités : soit faire 20h de bus sur une piste défoncée, soit faire 40min d’avion et attérir directement sur place… le choix était donc vite fait, compte tenu du peu de temps que nous avions, même si notre portefeuille a un peu tiré la gueule !

Nous embarquons à 13h à bord d’un petit avion de 19 places dans lequel nous ne tenons même pas debout, il faut se pencher en avant pour pouvoir rentrer à l’intérieur de l’avion, au milieu du couloir qui sépare deux rangées de siège… on se croirait presque dans un baptême de l’air ! La cabine des pilotes est ouverte, si bien que nous les voyons faire leur manoeuvre… Pour Nico et moi, c’est la première fois que nous prenons un si petit avion… un vrai coucou des airs ! Ca promet des sensations fortes. Au moment du décollage, les élices se mettent à tourner à toute vitesse, on a peine à croire que l’avion va décoller… mais si, on prend de la vitesse, dans un rafut infernal, et puis nous finissons par quitter le sol, nous voilà dans les airs ! Rapidement, nous survolons les sommets enneigés de la Cordillera Real, et pour notre plus grande surprise, nous survolons même le Huayna Potosi… qu’est-ce c’est beau ! Et en même temps, nous avons du mal à imaginer que nous étions tout là haut il y a deux jours…

Notre coucou des airs !

Au moins, pas besoin de se chipoter pour avoir le hublot !

La cabine des pilotes

Survol du Huayna Potosi

Quarante minutes plus tard, nous attérissons à Rurrenabaque… en plein coeur de la région amazonienne. Dès notre descente d’avion, nous nous sentons directement plongés dans un autre univers : ici, il fait une chaleur écrasante et le climat est très humide. Il vient juste d’y avoir un gros orage, le ciel est lourd et le contraste avec La Paz est saisissant. Nous sommes passés de 3700m d’altitude à seulement quelques centaines de mètres en moins d’une heure… Nous quittons veste, bonnet, pull pour nous retrouver en t-shirt, wouhou ! Une voiture vient nous récupérer sur la piste d’attérissage pour nous conduire jusqu’au hall de l’aéroport et alors là, fou rire ^^ … l’aéroport est en fait une sorte de cabane au milieu de la brousse… c’est sur, on va vraiment se plaire ici !

Arrivés sains et saufs à Rurrenabaque… ouf !

L’aéroport de Rurrenabaque… ou la cabane dans la brousse !

Après avoir déposé nos sacs dans un hotel, nous partons explorer les ruelles de Rurrenabaque et faisons le tour des agences afin de partir dès le lendemain dans la jungle amazonienne. Nous en visitons plusieurs histoire de comparer un peu les offres, et nous nous décidons finalement pour une agence qui s’appelle « San Miguel del Bala » et qui propose une offre intéressante basée sur l’écotourisme. Nous avions déjà testé ce type de tourisme en Mongolie et au Laos, et nous décidons de renouveler l’expérience. Le prix est un peu plus élevé que dans les autres agences mais l’avantage est que l’argent revient directement à une communauté qui vit dans la forêt et tout le personnel de l’agence (guide, cuisinier, conducteur de pirogue,…) sont des personnes de la communauté. Les bénéfices servent aussi à améliorer les soins médicaux et à soutenir les projets éducatifs de la communauté… Nous bookons donc pour les trois prochains jours.

Quelques photos de Rurrenabaque

En attendant notre départ prévu pour le lendemain, nous nous posons au bord du Rio Béni (large fleuve qui borde Rurrenabaque) puis nous dinons dans un resto de poisson « la perle de Rurrenabaque ». Après ça, préparation des sacs pour le lendemain, douche et dodo !

Merci à ma maman pour sa jolie photo…

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