Jours 315 & 316 : Le joli marché de Tarabucco et journée repos !

15 & 16 juillet 2012

En ce lendemain de trek, nous ouvrons les yeux sur un Dimanche… et qui dit Dimanche à Sucre, dit marché de Tarabucco dans les environs ! Il s’agit d’un marché très réputé dans le coin, notamment pour l’artisanat. C’est bien simple : des bus entiers de touristes se rendent sur les lieux pour faire le plein de souvenirs… alors dit comme ça, ça ne fait pas très envie, mais quand même ça vaut le détour ! Ce marché est très coloré et animé, et on y trouve de tout et n’importe quoi (comme sur n’importe quel marché me direz-vous). Les étalages envahissent les rues et la place du village, et le marchandage va bon train… bien qu’il soit beaucoup plus difficile de marchander en Amérique du Sud qu’en Asie, c’est moins ancré dans leur culture mais on arrive quand même à grapiller quelques Bolivianos ! Tissus typiques dans Andes, sacoches brodés, bijoux fantaisie, petites poupées, pulls en laine d’alpagas… bref, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses ! On retrouve même les jolies tissages Jalq’a que nous avons vu fabriqué à Maragua, qui forcément sont vendus trois fois plus cher à Tarabucco que dans le village…

Marché de Tarabucco

Mes parents en profitent pour faire le plein de cadeaux et de souvenirs à ramener en France, tandis que Nico et moi restons très raisonnables : nous ne dépensons pas l’ombre d’un bolivianos… Saperlipopette, la sagesse aurait-elle eu raison de nous ? Non rassurez-vous, la vérité est que nous avons déjà craqué… avant !! Du coup, on a déjà pas mal de souvenirs dans nos sacs, et puis y’a un moment donné où… y’a plus de place dans le sac ! Heureusement que les parents sont là et qu’on pourra leur confier quelques trucs qu’ils nous ramèneront en France. Nous nous contentons donc d’admirer toutes ces jolies choses qui nous entourent et d’aider mes parents à trouveur leur bonheur.

A midi, nous déjeunons rapidement dans le marché aux fruits et légumes (beaucoup plus pittoresque que le marché d’artisanat). Les gens descendent de leurs villages pour venir s’approvisionner dans ce marché, ils achètent tout en quantité avant de regagner leurs villages dans la montagne. Du coup, il y a un va-et-vient assez incroyable et nous sommes toujours admiratifs devant l’ambiance qui reigne dans ces marchés…

Tabac qui sèche au soleil

Enfants du village

Nous sommes de retour à Sucre en début d’après-midi, bullons tranquilement le reste de l’après-midi (j’en profite pour faire un peu de mise à jour du blog, retard, retard, quand tu nous tiens…) tandis que mes parents commencent à préparer leurs sacs… et oui car dès demain, ils reprendront le chemin du retour pour La Paz (snif). Le soir, nous dinons dans un petit resto tenu par un couple franco-bolivien (lui a laissé tombé sa vie parisienne pour refaire sa vie en Bolivie) et du coup, nous avons droit à un peu de cuisine française : des tomates farcies dis-donc, ça fait une éternité qu’on en avait pas mangé ! Ca nous donne un petit avant goût de notre retour en France… qui approche tout doucement mais (un peu trop) surement.

Le lendemain, nous sommes contraint de nous accorder une journée repos ! Oui, je dis « contraint » parce qu’à la base, notre plan était de prendre un bus pour Uyuni. Malheureusement, nous nous y sommes pris un peu tard pour réserver nos billets, et résultat des courses, le bus était plein, du coup pas d’autre choix que d’attendre le bus du lendemain, et cette fois-ci on ne se fait pas avoir, on achète nos places direct ! Finalement, une petite journée ne tombe pas trop mal, ça nous permettra de souffler un peu. Nous commençons par dire aurevoir à mes parents et mon frère, qui reprennent le chemin du retour pour La Paz, notre séjour ensemble est déjà terminé mais c’était vraiment cool de partager un peu de notre grande aventure avec eux. Nous sommes un peu tristounet en les voyant s’éloigner mais d’un autre coté, nous les retrouverons bientôt en France. Nous passons le reste de la matinée à buller à l’auberge, écrire quelques photos-postales, avancer la rédaction du blog, faire un peu de lessive à la mano (oui car les « laundry » en Bolivie c’est juste un scandale, on récupère notre linge limite plus sale qu’on l’a laissé, du coup maintenant on lave nous mêmes car de toute façon, le savon de Marseille, y’a que ça de vrai !)… enfin voilà quoi, matinée glandouille-pépère !

Temps menaçant à Sucre !

A l’heure du déjeuner, nous nous décidons quand même à mettre le nez dehors… résultat des courses : le temps est bien menaçant ! Nous filons au marché central pour manger un morceau et nous asseyons dans une des nombreuses cantines très populaires, une des solutions les plus économiques pour manger correctement sans trop dépenser. Nico opte pour un soupe de ‘mani’ (cacahuète) tandis que je choisis une ‘choriceria’ (un chorizo servi avec une salade). Nous finissons par goûter un de ses gros cadeaux colorés qui ressemblent à du plastique… on en voit partout en Bolivie et ça nous intriguait, on dirait des gateaux-parfaits ! Résultat des courses : ça ne casse pas trois pattes à un canard, en fait c’est un gateau tout simple (genre gateau au yahourt) nappé de crème au sucre. Nous accompagnons le tout d’un bon jus de fruits pressé devant nos yeux… banane-coco, un délice !

Les gateaux-parfaits !

Vendeuse de jugos sur le marché central…

Banane-coco... une tuerie !

Nous faisons un saut au Correo (la poste) puis passons la fin d’après-midi tranquilement. Le soir, nous retournons diner chez le « petit parisien » avant de finir la journée en regardant quelques épisodes de notre série fétiche « how I met your mother »… il ne nous reste plus que quelques épisodes à voir, du coup on économise au max ! Et notre ami Barney nous fait toujours autant rire…

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