L’heure du retour… un dernier petit tour à Rio, et puis s’en va !

5 septembre 2012

Et bien voilà, il faut se rendre à l’évidence : nous sommes le 5 septembre 2012 ! Vous avez peut-être envie de me répondre : et alors ? Et bien ce n’est pas n’importe quelle date puisque c’est le jour de notre départ (ou retour, je ne sais plus trop) pour Londres… Alors notre sentiment est assez bizarre : tout au long du voyage, et jusque très récemment, cette date nous paraissait vraiment lointaine, comme si elle n’allait jamais arriver. Depuis le début, nous avons vécu notre voyage au jour le jour avec comme mot d’ordre de profiter de chaque instant sans se soucier du temps qui passe et puis là, aujourd’hui, c’est comme si nous reprenions contact avec l’espace-temps. Impossible de dire si le temps est passé vite ou doucement depuis le jour où nous avons quitté la France mais ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, nous réalisons qu’un an déjà s’est écoulé ! Un an, c’est à la fois court et long, car après tout, que représente une seule année dans toute une vie ? Mais en y pensant, il s’est passé tellement de choses durant cette année, mélange de découvertes, de rencontres, d’émotions… qu’on a l’impression d’être partis depuis des siècles et d’être déconnectés de tout le reste !

Allez, une fois n’est pas coutume… ptit dej’ ^^ !

Nous songeons à tout cela en prenant notre petit dej sur la terrasse de l’auberge, qui est quasiment déserte ! Le moral est bon même si l’esprit vagabonde ailleurs. Nous sommes dans notre bulle et nous réalisons à quel point nous avons de la chance d’être ensemble pour partager ce moment. Puis la nostagie laisse place à la « positive attitude » lorsque nous réalisons qu’un soleil radieux nous fait l’honneur de sa présence comme pour nous dire « allez les mecs, profitez de votre journée ! » et c’est vrai ! Nous avons une chance inouïe d’être ici, à Rio de Janeiro, en une si belle journée ! Alors ni 1, ni 2, nous libérons notre chambre, laissons nos sacs à l’accueil et sortons dans la rue. Nous redécouvrons Rio comme si c’était la première fois et repassons par les endroits que nous aimons bien : l’escalier Selaron, toujours aussi coloré, le quartier de Santa Teresa, toujours aussi bohême, puis nous prenons le métro pour rejoindre le quartier d’Urca.

Escalier Selaron

Ca y est, on l’a trouvée… la mosaïque Lyon !

Nous décidons de regrimper jusqu’au premier niveau du Pain de Sucre (celui où on peut grimper à pied, sans prendre le téléphérique qui coûte les yeux de la tête) afin de bénéficier une fois encore de la vue extraordinaire sur Rio… nous trouvons deux transats libres sur lesquelles nous nous posons, tout en refaisant le monde. Nous nous imprégnons de la vue unique qui s’offre sur Rio, les quartiers modernes qui cotoient les favelas, les collines verdoyantes qui délimitent la ville et les immenses plages qui donnent à la ville son allure d’étoile de mer.

On kiffe cette vue sur Rio !!

Bête trop bizarre dans les arbres : mi-singe, mi-écurueil !

Nous regagnons Lapa en bus avant de grimper à pied jusqu’à Santa Teresa. N’ayant rien avalé depuis ce matin, notre estomac commence à crier famine ! Du coup, nous nous posons dans un petit resto (vide à cette heure-ci) et la serveuse nous regarde d’un air perplexe lorsqu’on lui commande deux plats de lasagne à 5h de l’après-midi !

Une fois rassasiés, nous regagnons l’auberge dans l’idée de faire notre ckeck-in en ligne, histoire d’avoir de bonnes places dans l’avion. Un message nous indique que notre avion aura presque 2h de retard… au lieu de partir à 22h, l’heure de départ est décalée à minuit ! Le taxi passe nous récupérer dans la soirée et nous nous retrouverons rapidement coincés dans les bouchons aux abords de la ville. Le compteur défile sous nos yeux de manière incontrolable… 30 reals, 40 reals… pourvu que ça ne dépasse pas 45 reals, c’est tout ce qu’il nous reste ! Nous nous en tirons finalement pour plus de 50 reals et Nico se retrouve à chercher désespéremment un distributeur en état de marche dans l’aéroport… en vain. La queue au bureau de change est interminable et pour ne pas faire attendre le taxi, nous nous retrouvons à payer le reliquat en euros, à notre désavantage forcément… tant pis.

Nous enregistrons nos bagages, le gars de British Airways s’excuse pour le retard de l’avion… mais là j’avoue que notre esprit vagabonde et sa voix résonne sans écho. Nous avons du mal à réaliser que demain, nous attérirons à Londres, en Europe ! Tout cela semblait tellement lointain.

Alors, on part vraiment pour de vrai ??…

L’aéroport de Rio n’a pas grand intérêt, il est froid, glauque et la zone de duty free n’est vraiment pas folichonne. Du coup, nous trouvons deux sièges près d’une prise électrique et Nico se lance dans un film tandis que je m’endors sur son épaule…

… On dirait bien que oui !

23h30… l’embarquement commence ! Nous prenons place à bord de l’avion, par chance, nous avons eu les deux dernières places avec un hublot. Les images défilent dans notre tête tandis que l’avion s’envole dans les airs, comme autant de souvenirs gravés dans nos mémoires… aurevoir Rio… La parenthèse se referme tout doucement et nous n’aurions pu rêver de plus bel endroit pour tourner la dernière page de cette belle aventure.

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