Londres puis Lyon : chronique de notre retour !

6 et 7 septembre 2012

Voilà déjà plus d’un mois que nous sommes rentrés… rolala, déjà ! La vie reprend son cours et ces dernières semaines ont filé à toute vitesse : rendre visite à nos familles, partager du temps avec nos amis, reprendre nos marques,… Nous avons vraiment « aterri » lorsque Nico a repris le boulot et que j’ai commencé à chercher du travail. Tout va bien, nous sommes en pleine forme et nous pensons déjà au prochain voyage ! Voici le récit de notre retour et les premières impressions en rentrant chez nous, en attendant la suite du blog (et oui, ça ne s’arrête pas là ^^!).

6 sept 2012 – Aterrissage en Europe !

Il y en aura eu du ramdam durant ce vol pour Londres… entre les turbulences qui n’arrêtent pas (impossible de fermer l’oeil tellement l’avion bougeait, m’enfin parait que c’est normal !) et les hotesses qui nous servent le repas à 2h du mat’ alors qu’on a juste envie de dormir, j’peux vous dire qu’on s’en rappelera de celui-là ! Spéciale casse-dédie à l’hôtesse-homme (comment on dit d’ailleurs dans ces cas-là?) qui m’a empêché d’aller aux toilettes à cause des turbulences soi-disant. Bien entendu, les turbulences en question ont duré une bonne heure, période pendant laquelle je me suis tortillée sur mon siège (précisons qu’il était 4h du mat). Enfin bref, tout ça pour dire qu’on était bien mieux au Brésil que dans cet avion de malheur !

Dans le mal héhé !

Nous sombrons finalement dans un demi-sommeil et il fait déjà grand jour lorsque nous ouvrons l’oeil. Nous relevons le store du hublot et un grand soleil nous ébloui lorsque hooooooo que vois-je ? Les côtes françaiseeeees !!! On a du mal à réaliser que là, juste à coté de nous, c’est la côte atlantique… puis un peu plus tard, les côtes bretonnes, la Normandie, tout ça tout ça ! Je reste collée au hublot, admirative devant ce pseudo-spectacle qui se déroule sous mes yeux, et n’arrête pas de dire à Nico « regaaaaarde, c’est chez nous! » alors qu’il est plongé dans un film et zieute un coup d’oeil vite fait pour me faire plaisir (ralala ces mecs, j’vous jure) !

Survol des côtes françaises ! Quelque part au sud de la Bretagne !

Arrivée à Londres

Nous traversons la manche, survolons un ptit bout de la Grande Bretagne avant d’attérir à Londres… voilà, nous sommes officiellement sur le sol européen ! L’aéroport est nickel, nous retrouvons les gens pressés, qui marchent tous dans le même sens, avec leurs petites valises à roulettes et leur téléphone portable collé à l’oreille et qui sont agaçés pour un rien… tout cet ordre nous choque, ça manque d’un ptit grain de folie et on ne se sent pas trop à notre place dans ce monde.

En route pour le centre de Londres

Nous récupérons nos sacs, qui sont bien arrivés en même temps que nous (nous n’aurons eu aucun soucis de bagages durant cette année de voyage, plutôt chouette !) et prenons la navette pour rejoindre la gare de Paddington, autrement dit le centre-ville. Nous retrouvons avec plaisir les rues de Londres et l’agitation propre à cette ville, installons nos affaires dans notre chambre, prenons une bonne douche, skypons nos familles pour leur dire qu’on est bien arrivés, puis hop, nous ressortons faire un tour en ville. Direction le métro et là encore, choc ! Les gens sont plongés dans la lecture de leur journal, écouteurs aux oreilles, ils sont dans leur monde et ne se calculent même pas… Nous cherchons des yeux d’autres routards, mais personne en vue à part des hommes d’affaire coincés dans leur costume et des nanas qui se regardent le bout des ongles ! Ca fait trop bizarre, nous ne sommes plus habitués à ça. Nous nous lançons des petits regards complices comme pour nous rassurer et être surs que nous pensons bien la même chose… ouf, tout va bien !

Nous passons la fin de la journée à nous balader entre Piccadily Circus et ses enseignes publicitaires lumineuses, puis Trafalgar Square et sa trajectoire imprenable sur la ville, avant de rejoindre les bords de la Tamise, la grande roue, les artistes de rue qui rassemblent toujours beaucoup de monde autour d’eux, et enfin, la façade du Big Ben qui ressemble à une dentelle minutieuse. La lumière est particulièrement belle en cette fin de journée et les rues de Londres nous paraissent incroyablement ordonnées et propres. Ou peut-être sommes-nous tout simplement habitués au boxon et à la saleté ? Peut-être même qu’on préférait ! Les gens sont bien aprettés, propres sur eux, tandis que nous nous baladons avec nos vieilles fringues de routard… Malgré tout, cette petite escale londonienne nous fait beaucoup de bien, ça nous permet de nous remettre tout doucement à l’heure européenne, d’attérir en douceur et de nous préparer à rentrer chez nous pour de bon. C’est comme si on prolongeait encore un peu le voyage : on est de retour en Europe, mais pas encore tout à fait chez nous !

Petit tour à Londres…

Nous avons tout de même une sensation très bizarre : l’impression de nous réveiller d’un long rêve… Londres est la ville où tout à commencé, car le 5 septembre 2011, nous nous envolions pour Saint-Pétersbourg, point de départ de notre belle aventure. Et il s’en ai passé des choses depuis ce jour ! La joie de découvrir, le bonheur de vivre au jour le jour, l’enrichissement des rencontres, la découverte de soi, le sentiment de liberté, l’ouverture d’esprit, la diversité des cultures, modes de vie et traditions… mais parfois, on a des bugs et on se demande si on a bien vécu tout ça ? Ou est-ce que c’était juste un beau rêve ?… Peut-être nous qu’il nous faudra quelques jours, voire même semaines, pour réaliser et prendre pleinement conscience de l’aventure que nous avons vécu.

7 sept 2012 – Le premier jour du reste de notre vie…

Le lendemain matin, nous n’avons malheureusement pas le temps de refaire un tour dans Londres, car nous devons rejoindre l’aéroport de Stansted pour 11h. Le check-in se passe sans problème et boarding-pass en poche, nous décidons de faire un tour dans une librairie qui fait une offre « 2 livres pour le prix d’1″… nickel, on va pouvoir refaire notre stock de lecture avant de rentrer. Nous réalisons tout d’un coup que de longues minutes se sont écoulées… et qu’il ne nous reste plus que 15min pour rejoindre la porte d’embarquement !!!

Mauvaise surprise : la queue au contrôle de sécurité est interminable. Nous avions déjà failli louper notre premier vol pour Londres il y a un an, et là, nous commençons à nous poser de sérieuses questions sur celui-ci… Y aurait-il une malédiction ? Nous trépignions d’impatience dans la file en regardant notre montre toutes les 30s… plus que 10 personnes, 5 personnes, 2 personnes, comme par hasard, on a choisi la queue qui n’avance pas ! Bien entendu, le type ferme le comptoir juste devant notre nez et nous fait signe de rejoindre une autre file… glurps ! Une fois la sécurité franchie, il nous reste 5 min pour rejoindre la porte d’embarquement, et nous maudissons les panneaux au-dessus de notre tête qui indique « comptez 20min minimum pour rejoindre votre porte à partir de ce point… » ggrrrrr !! Nous filons en courant et par chance, notre porte d’embarquement est parmi les premières ! Finalement, nous sommes sauvés par la file de personnes qui font la queue pour embarquer, nous nous mettons à la suite et embarquons juste à temps… pfiou, il était moins une ! Un peu plus et on était bon pour passer un jour de plus à Londres, tout ça à cause de deux bouquins, m’enfin, tout est bien qui finit bien !

Survol de Lyon Cityyy !

Nous attérissons deux heures plus tard à Lyon Saint Exupéry. On trépigne d’impatience au contrôle des passeports, nos familles doivent être en train de nous attendre juste à la sortie ! Ca nous parait irréel mais en même temps, on est plutôt sereins. Maintenant, nous sommes vraiment impatients de rentrer et de retrouver nos proches, nos maisons et puis un bon repas partagé avec nos familles. Nous récupérons nos bagages, sortons de l’aéroport, retrouvons avec émotion nos familles qui sont venus nous récupérer, petite photo souvenir pour immortaliser tout ça et puis hop, nous grimpons dans la voiture direction la casa !

Le premier jour du reste de notre vie !

Première impression flagrante au retour : quasiment rien a changé. Depuis un an, nous sommes habitués a tellement de changements (de lieux, de cultures, de modes de vie, de langues, d’activités…) que notre esprit est toujours en éveil, toujours attentif à ce qui l’entoure. Et puis là, on regarde partout, notre cerveau est à l’affut de la moindre nouveauté, mais ici, pas grand chose n’a changé, la vie a simplement suivi son cours… Alors bien sûr, on s’y attendait un peu, mais quand même, ça nous laisse une impression étrange.

Une des choses que j’attendais particulièrement au retour (et qui peut paraître débile en soi) : retrouver mes fringues, mes affaires de fille, un peu de coquêterie, pouvoir m’habiller comme je veux et changer de vêtements tous les jours si ça me chante. En bref, un peu de confort matériel. Et bien en fait, figurez-vous qu’en arrivant chez moi, j’ai même pas ouvert mon placard à vêtements et j’ai gardé mes fringues de routarde toute la journée, jusqu’au lendemain ! Même mes vieilles baskets trouées, j’ai eu du mal à m’en séparer ! Et puis quand je me suis enfin décidée à ouvrir mon placard, une sensation vraiment étrange s’est emparée de moi : l’impression que toutes ces affaires appartenaient à quelqu’un d’autre, une personne devenue étrangère à mes yeux. Je suis restée toute bête, comme si je me servais dans les affaires d’une inconnue. Ce qui m’a rassurée, c’est que Nico a eu le même genre de sensation : « je me sentais bien avec mon sac à dos et ma dégaine de baroudeur » est une des premières choses qu’il m’a dite en arrivant à la maison. C’est là que nous nous sommes rendus à l’évidence qu’après un tel voyage, nous n’étions plus tout à fait les mêmes…

Notre colis posté en Inde il y a plusieurs mois !

Le premier week-end de notre retour s’est passé à merveille : nous avons eu droit à un soleil radieux, ce qui était quand même plus agréable que de rentrer sous la pluie. On en a bien sûr profiter, en bons français que nous sommes, pour manger du fromage, du pain et boire du vin rouge, mais ce qui nous a fait le plus plaisir, c’est que toute notre famille, nos parents mais également nos frères et soeurs, soit là pour nous entourer. On s’est fait chouchouter, dorloter, cajoler, comme des coqs en pâte !

Brochette de filles !

On a aussi retrouvé avec plaisir notre belle région : ses collines verdoyantes, le lac de Paladru et le petit voilier « yellow submarine » puis les belles montagnes… c’est quand même moins maussade que la grisaille et le métro lyonnais ! Nous sommes attentifs à tout ce qui nous entoure et bien sûr, nous ne partons jamais sans l’appareil photo, vieux reflex de voyageurs !

Petite virée au lac de Paladru

Quelques jours plus tard, je fait mes aurevoirs à ma petite soeur Claire qui est partie pour une année Erasmus à Grenade, dans le sud de l’Espagne. J’en ai profité pour l’aider un peu à préparer son départ et pour passer du temps avec elle avant qu’elle s’en aille. A peine retrouvée, je la quitte déjà (enfin, c’est plutôt elle qui nous abandonne ^^) mais j’aurais l’occasion de lui rendre visite en Andalousie (vale, vale !).

Départ de ma soeur pour Grenade

Les jours qui suivent, nous enchaînons les visites à la famille et aux amis et nous ne posons quasiment pas pieds à terre… nous n’arrêtons pas de faire et défaire notre sac, c’est un peu comme si le voyage continuait mais finalement, c’est peut-être mieux comme ça ! En tout cas, ça fait du bien de revoir toutes ces têtes familières, tous les gens auxquels nous tenons et qui nous ont suivi pendant un an grâce au blog et nous réalisons que c’était indispensable pour nous de partager nos aventures avec nos proches.

Maintenant, nous avons des tas de projets en tête et tout plein d’énergie, on espère que ça va durer et que la routine ne reprendra pas trop vite le dessus. En tout cas, la promesse qu’on s’est faite, c’est de garder la « positive attitude » et de rester optimiste en toute circonstance, car finalement, nous venons de réaliser notre rêve et maintenant c’est juste « le premier jour du reste de notre vie » alors ma foi…

Let’s do it again, again, again… !

 

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