Mayotte… tour d’horizon en cinquante nuances de bleu-vert !

Je ne sais pas si le moment est bien choisi pour vous parler des attraits de Mayotte pour un voyage en famille dans la mesure où l’île connait d’importantes perturbations depuis plusieurs semaines. Je vous en parlais ici, le climat social est assez tendu et fragile, et en ce moment les mahorais sont en plein dedans. Pour vous donner une idée, nos amis sont bloqués chez eux depuis 15 jours et il semblerait que ça puisse durer encore (donc pas de travail, pas d’école et mieux vaut avoir fait le plein de provisions !)… Mais le sujet de cet article est tout autre puisque l’île n’en reste pas moins un petit joyau de l’océan indien, encore assez méconnue des touristes.

J’espère que cela vous donnera  envie d’y aller, ou à défaut, que je vous aurais au moins fait découvrir virtuellement les atouts de cette belle île.

Toutes les sorties/activités dont je vous parle dans cet article (sauf la plongée) ont été réalisés avec nos deux enfants âgés de 3 ans et 3 mois au moment du voyage.

Mayotte en quelques mots

Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici rapidement une petite présentation de Mayotte, pour mieux savoir où cela se situe et nos premiers pas sur l’île. Mayotte est donc une île française (un DOM) située au cœur du canal du Mozambique dans l’océan indien, entre les côtes africaines et celles de Madagascar. Elle fait partie des îles qui composent l’archipel des Comores (les autres îles des Comores sont indépendantes, tandis que Mayotte est restée française après un référendum en 1974). Pour être plus précis, Mayotte est en fait constituée de deux îles principales : Grande Terre et Petite Terre, ainsi que plusieurs îlots au large des côtes qui ne sont pas habités.

Le saviez-vous ?

Mayotte porte le surnom « d’île hippocampe » en raison de sa forme… regardez bien la carte ci-dessus, on reconnait la forme de ce petit animal marin… la tête en bas !

Lorsque l’on arrive à Mayotte, on atterrit sur Petite Terre (seul aéroport de l’archipel) et on rejoint ensuite Grande Terre grâce à la barge qui fait l’aller-retour entre les deux îles plusieurs fois par jour. La barge dépose les passagers à Mamoudzou, ville principale de Grande Terre, où est concentrée la majorité de la population, mais aussi les commerces, entreprises, etc. C’est le meilleur endroit pour louer une voiture. En ce qui nous concerne, on avait loué une voiture via Europcar, que nous avons récupérée à l’hôtel Karibou ! Karibou signifie « bienvenue » en dialecte mahorais, rien à voir avec l’animal sauvage canadien 😉 !

 

D’ailleurs, en parlant de dialecte, la population mahoraise utilise encore beaucoup de shimaoré qui est très répandu sur l’île. C’est une langue indigène apparentée au swahili (langue parlée en Afrique).

Quelques mots en Shimaoré :

Bonjour, ça va ? = Gégé / Kwézi

Bien ! = Ndjéma

Bienvenue = Karibou

S’il vous plait = tafadhali

Merci = marahaba

Au revoir = Kwaheri

Monsieur / Madame = Mognye / Bweni

On était logé chez nos amis qui habitent une jolie maison mahoraise à Kangani, à une vingtaine de minutes au nord de Mamoudzou, au bord de la mer. Ils ont deux enfants de 3 et 7 ans donc avec les deux nôtres cela faisait une bonne petite tribu de mini-voyageurs !

Se déplacer à Mayotte

Nous avons choisi l’option voiture qui est à mon sens la plus pratique pour aller partout, surtout quand on voyage avec des enfants. A Mayotte, il y a une route principale qui fait le tour de l’île, et plusieurs routes secondaires pour aller à l’intérieur des terres. Il n’y a ni autoroute, ni voie rapide. Il faut savoir prendre son temps ! Car la route principale est très empruntée, il y a pas mal de trafic et régulièrement des bouchons, surtout aux abords de Mamoudzou. Et il faut être vigilant et prudent, des nombreux piétons qui marchent au bord y compris des enfants « livrés à eux-mêmes », mais aussi animaux errants, et petites mobylettes… bref, par moment c’est la pagaille ! Mais dès qu’on est sorti de Mamoudzou c’est aussi une très belle route qui permet d’avoir de superbes points de vue sur l’île, le lagon, les îlots au large, et les montagnes du centre (dont le mont Choungi, emblématique de l’île qui culmine à 594 m).

Allez, maintenant que vous en savez un peu plus sur Mayotte, je vous emmène pour un petit tour d’horizon des principales curiosités mahoraises (ou du moins, celles que nous avons eu la chance de découvrir) !

Le mont Combani et l’intérieur des terres

J’aurais pu commencer par vous parler de son superbe lagon, mais non ! J’ai choisi de commencer par l’intérieur des terres, recouvertes de brousse sur des kilomètres à la ronde. En quittant le littoral, l’île devient de plus en plus vallonnée (on ne parlera pas de montagnes, mais plutôt de petits monts puisque le point culminant de Mayotte se situe à 660m et il s’agit du mont Bénara) et verdoyant, avec une végétation très tropicales faites de bananiers, papayers et de belles bambouseraies. On est frappé par le niveau de vie a Mayotte qui est bien inférieur à celui de la métropole (et des autres DOM) et qui se rapproche beaucoup plus de l’Afrique… Oui à Mayotte on a beaucoup plus l’impression d’être en Afrique mais ce dépaysement nous plait ! Pour vous donner un exemple, la plupart des femmes sont encore vêtues de manière traditionnelle avec de grands tissus très colorés qu’elles enroulent autour d’elle un peu à la manière d’un sari. Parfois elles se recouvrent le visage d’une poudre blanche destinée à les protéger du soleil, mais cela a aussi une vertu esthétique un peu comme du maquillage. On croise beaucoup d’enfants aussi, ils jouent au foot dans des terrains en terre battue (et en pente !) avec des cages construites en bambou. D’autres jouent au jeu de la roue avec un pneu et un bâton… tandis que d’autres encore se promènent au bord de la route avec une machette dans la main ! Oui c’est cela aussi la réalité mahoraise, pas mal de contrastes et aussi des enfants livrés à eux-mêmes.

Une petite pause pour acheter du tissu dans un boui-boui au bord de la route, puis nous poursuivons notre route en direction du mont Combani. Et nous voilà en plein cœur de la brousse à suivre une petite route qui se transforme peu à peu en un chemin caillouteux fait de trous et de bosses ! L’air est plus frais et c’est agréable d’être au cœur de cette végétation tropicale !

Nous nous arrêtons dans un superbe endroit, que je recommande si vous vous rendez à Mayotte, il s’agit du gîte du mont Combani. Situé sur les hauteurs, c’est un vrai petit coin de paradis au cœur de la brousse, d’où l’on a une superbe vue sur Grande Terre et l’océan au loin. Il ne faut pas avoir peur de suivre cette piste caillouteuse sur plusieurs kilomètres pour s’y rendre mais c’est assez bien fléché ! Et une fois au bout, il y a de quoi passer un bon moment pour les petits comme pour les grands : hamac et autres canapés pour se détendre tout en profitant de la vue, et possibilité de prendre simplement un brunch si on a pas prévu de dormir sur place.

Et pour les enfants, c’est aussi le paradis car ils peuvent jouer dans un joli jardin en compagnie des makis, ces petits lémuriens que l’on rencontre un peu partout sur l’île ! Ils sautent d’arbre en arbre de manière très agile (parfois en faisant des vols planés de plusieurs mètres), pour le bonheur de nos petits voyageurs qui adorent les observer. Ils sont rigolos avec leurs yeux tout ronds et leur bébé suspendu à leur ventre… et d’habitude, moi qui me méfie des singes et autres créatures de ce genre, là ils m’ont presque attendris, c’est vous dire 😉 !

Et ce n’est pas tout, puisque sur place on trouve aussi un mini-golf, spécialement réalisé pour faire découvrir Mayotte aux enfants au fil du parcours : chaque étape à un thème avec le lagon, les tortues, etc. ce qui leur permet de jouer tout en découvrant les curiosités mahoraises, c’est vraiment très bien fait. Et tout cela au cœur d’un joli jardin tropical avec beaucoup de belles fleurs tropicales colorés, bref, on a adoré c’est le genre d’adresse qu’on garde précieusement et où on reviendrait avec plaisir.

Si l’endroit vous intéresse, voici le lien vers leur site internet : Gîte du Mont Combani

Visite d’une distillerie d’Ylang

Historiquement, l’exploitation de l’Ylang était une activité très répandue et renommée à Mayotte. De grands noms de la parfumerie s’approvisionnaient en fleurs d’ylang à Mayotte (dont Guerlain par exemple). Aujourd’hui, cette activité est en perte de vitesse mais on trouve encore des exploitations qui cultivent l’ylang et distillent les fleurs pour en faire de l’huile essentielle par exemple. C’est le cas d’une petite exploitation familiale que nous avons visitée et qui s’appelle le jardin d’Ymani. Elle a été reprise par un jeune mahorais car il s’agissait de l’exploitation de son grand-père et il a passé une bonne partie de son enfance à participer à la cueillette et à la distillerie des fleurs d’ylang. Après avoir vécu plusieurs années en métropole, il a choisi de revenir à Mayotte avec sa femme et ses enfants pour reprendre cette exploitation et distiller à son tour les fleurs d’ylang.

Voilà à quoi ressemblent les fleurs d’Ylang

Il nous explique avec passion tout le procédé de cueillette des fleurs, qui poussent sur de petits arbustes et nous montre également comment se fait la distillerie sur place dans un alambic traditionnel. Et cette odeur qui se dégage est vraiment enivrante, cela sent l’ylang à plein nez et c’est vraiment une odeur caractéristique des îles !

En plus de l’ylang, il cultive également sur place des ananas, du poivre et ils proposent à ceux qui le souhaitent de participer à la cueillette des fleurs d’ylang et de partager ensuite un repas convivial autour d’un plat mahorais. Bref, c’est vraiment une visite passionnante que je recommande et qui permet d’apprendre plein de choses sur Mayotte !

Nous repartons avec notre petite fiole d’huile essentielle d’ylang que l’on pourra utiliser pour parfumer la maison… à petite dose car cela monte vite à la tête !

Si vous êtes intéressés par cette visite, je vous conseille d’aller faire un tour sur leur page Facebook : Le jardin d’Imany

Snorkelling sur l’îlot de Brandélé

Comme je vous l’expliquais plus haut, il y a plusieurs îlots au large de Mayotte qui ne sont pas habités mais qui sont des petits coins de paradis pour pratiquer… le snorkelling ! Nous avons choisi de rejoindre l’îlot de Brandélé grâce à un pêcheur qui nous a emmené sur son embarcation (grâce à ma copine qui le connaissait) pour rejoindre ce joli petit îlot en 10 minutes de traversée depuis la côte. 

On distingue au loin l’îlot de Brandélé

Sachez qu’il est aussi possible de rejoindre l’îlot en canoë, c’est une option plus sportive mais qui nous aurait bien tentés avec des enfants un peu plus grands. Là c’était encore un peu juste avec nos petits aventuriers ! L’avantage du canoë est de pouvoir rejoindre des petites criques inaccessibles en bateau, mais ce sera pour une prochaine fois !

Vue sur Grande Terre depuis l’îlot de Brandélé

Le bateau accoste dans une eau cristalline et nous découvrons cet îlot sauvage constituée d’une belle plage de sable blanc. Nous sommes seuls sur l’îlot, si bien qu’on se prendrait presque pour des aventuriers qui viennent de découvrir une terre vierge (Robinson Crusoé, si tu m’entends 😉 ). Le soleil tape fort et notre première préoccupation est de trouver un coin d’ombre pour s’installer. Une fois chose faite, tout le monde enfile la panoplie de snorkelling et nous filons à l’eau ! On se relaye avec Nico : un qui va barboter dans l’eau avec Noémie, tandis que l’autre reste à l’ombre avec Léopaul et ensuite on inverse les rôles ! Noémie a encore un peu de mal à garder la tête sous l’eau mais elle barbote et ramasse des coquillages sur la plage tandis que je m’aventure un peu plus loin pour découvrir les fonds marins. Je vois quelques beaux spécimens de poissons tropicaux et de coraux au fond de l’eau mais la marée est montante, ce qui brouille un peu la vision… C’est quand même très beau et je savoure ce moment d’être dans l’eau à observer ce petit monde marin !

Au loin on aperçoit la forme conique du mont Choungi

Et depuis l’îlot de Brandélé, nous avons une très belle vue sur Grande Terre, et le mont Choungi en forme de cône. Bref, vous l’aurez compris c’était pour nous une vraie journée de vacances où tous les ingrédients étaient réunis : amis, soleil, apéro et belle plage !

Plongée sur la « passe en S »

Haaa ça y est, nous y voilà ! L’activité phare de Mayotte est sans aucun doute, la plongée ! Et pour une bonne raison : Mayotte possède un des plus grands lagons fermés au monde, protégé par une double barrière de corail, qui constitue un havre de paix où les espèces maritimes foisonnent. C’est donc le paradis pour les plongeurs, grâce à de nombreux spots mondialement reconnus.

Parmi les spots de plongée les plus réputés de Mayotte figure la célèbre « passe en S » (longogori en shimaoré) qui compte à elle seule pas moins de 13 spots de plongée. Elle porte se nom en raison de sa forme en S. Il n’est pas rare d’y observer de majestueuses raies manta, des tortues, poissons de récifs et coraux sont de toute beauté.

Nico est donc parti plonger sur la passe en S avec notre copain et il a passé un très bon moment ! Il lui a fallu un peu de temps pour se réhabituer au matériel mais une fois dans l’eau, il en a bien profité. Il n’a pas eu besoin de descendre bien profond pour observer de très belles espèces !

Observer les tortues marines à N’Gouja

En venant à Mayotte, nous savions que nous pourrions observer facilement des tortues marines. Et notre demoiselle attendait cela avec impatience ! Un des meilleurs endroits pour les observer est la plage de N’Gouja, située dans le sud-ouest de l’île. Déjà, rien que la route pour rejoindre cette plage est très belle. Une fois sortis de Mamoudzou, on roule vers le sud et l’île devient de plus en plus sauvage avec une végétation tropicale foisonnante, des petits villages plus disséminés donc moins de population… c’est un autre visage de Mayotte que nous découvrons et qui nous plait énormément.

La route nous offre également de très beaux panoramas sur le lagon et l’océan, l’eau est d’une couleur hallucinante, avec 50 nuances de bleu-vert ! Le long de la route, nous découvrons également quelques belles espèces de baobabs, c’est la première fois que nous en voyions et nous sommes un peu comme des dingues (oui, il nous en faut peu ^^) de voir ces arbres immenses à la forme si particulière. Nous avons vraiment eu un coup de coeur pour cette partie de l’île.

Nous galérons un peu à trouver la plage de N’Gouja qui pourtant est bien indiquée puisque sur place, se trouve un complexe hôtelier (un des seuls de l’île). Nous sommes trop occupés à profiter du paysage le long de la route ! On finit par y arriver et rejoigions cette belle plage de sable blanc où il y a peu de monde puisque nous sommes un jour de semaine. Nous nous installons… à l’ombre d’un baobab (excusez moi du peu 😉 ) et filons sans tarder dans l’eau pour tenter d’apercevoir les tortues !

N’Gouja

Notre baobab pour la journée !

Elles sont nombreuses à venir barboter dans les eaux chaudes de N’Gouja pour se nourrir donc il suffit de faire quelques dizaines de brasse pour les apercevoir ! Nous commençons par en voir une, puis une deuxième et ainsi de fil en aiguille nous en apercevons plusieurs dizaines. Je suis fascinée par ces animaux et malgré leur grosse carapace, je les trouve très élégantes. Nous nous faisons discrets pour les perturber le moins possible et les observer tranquillement faire leur petite vie sous l’eau. Par moment, elles remontent à la surface pour reprendre leur respiration et alors là c’est un moment magique de les voir sortir la tête de l’eau puis replonger dans les fonds marins…

Photo de mauvaise qualité, prise avec un kodak waterproof jetable… mais ça donne une idée de ces belles tortues marines !

Je craignais que Noémie ait du mal à les voir. Du haut de ses 3 ans 1/2, elle est encore petite pour retenir sa respiration et garder la tête sous l’eau (tout en gardant les yeux ouverts) ! Heureusement elle est assez volontaire et n’a pas peur de l’eau donc à force d’essayer elle a fini par y arriver. Elle a réussi à voir plusieurs tortues sous l’eau et même à les voir remonter à la surface. Elle était émerveillée ! C’est tellement beau de la voir découvrir ces merveilles de la nature qu’elle n’a pas l’habitude de voir en France. C’était sans aucun doute un des meilleurs moments du voyage, autant pour elle que pour nous !

Alors, la question se pose bien évidemment de savoir si c’est éthique ou pas que d’aller observer les animaux sous l’eau et les « déranger » dans leur milieu naturel… je ne veux pas rentrer dans ce débat mais je tenais quand même à le souligner car c’est une question que je me suis posée bien entendu. Nous avons adopté le comportement le plus respectueux possible, à savoir de garder nos distances, d’être discret sous l’eau pour ne pas perturber les tortues, et bien sûr, ne pas les nourrir mais cela me parait évident. Globalement, j’ai eu l’impression que les gens étaient respectueux sur la plage, mais bien sur, c’est difficile de l’affirmer !

Autre plaisir de Mayotte… les fruits délicieux !

Enfin, sachez qu’il n’est pas forcément nécessaire de se mettre à l’eau pour observer les tortues car par moment, elles s’approchent vraiment près du bord de la plage donc on peut les voir très facilement. Parait-il même qu’à certaines heures de la journée, elles sortent carrément sur le sable !

Sortie bateau : entre lagon et mangrove !

Enfin, pour mieux découvrir la biodiversité de la faune et la flore du lagon, nous sommes partis en excursion une journée avec la compagnie Sea Blue qui propose différentes formules de « safari » sur de petits bateaux qui peuvent accueillir environ 8 personnes. C’est donc accueillis par notre capitaine qui se fait appeler « tonton » que nous sommes partis de bon matin pour explorer le lagon ! Nous embarquons à bord avec nos petits aventuriers , Léopaul installé dans son cosy (solution qui nous paraissait la plus simple pour passer la journée sur le bateau) avec comme première mission : les protéger du soleil qui brille déjà bien fort !

On prend le large !

Une fois sortis du port de Mamoudzou, nous prenons la direction du large, en admirant la vue sur Grande-Terre qui est vraiment belle avec la lumière de début de journée… on savoure cet instant  et cette vue qui est une de celles que je préfère !

Tonton nous emmène en direction de la passe en S et nous découvrons les eaux cristallines de ce superbe spot… il connait plein de choses sur Mayotte et son lagon qu’il partage avec nous. Nous mettons ensuite le cap vers l’îlot de sable blanc, un lieu assez extraordinaire dans le lagon. Il s’agit en fait d’un petit îlot de sable blanc immaculé, qui se découvre uniquement quand la marée est basse. Au fur et à mesure que la marée remonte, l’îlot disparaît petit à petit jusqu’à ce qu’il soit totalement recouvert par l’eau. C’est donc un îlot éphémère en quelque sorte ! Le bateau accoste, l’eau est d’une transparence et d’une couleur incroyable, nous posons le pied sur l’îlot, la blancheur du sable est aveuglante, bref, l’endroit est superbe et nous avons l’îlot pour nous seuls !

On s’approche de l’îlot de sable blanc

Bercé par le bruit du bateau et les vagues, notre petit aventurier s’endort dans son cosy tant que notre demoiselle commence à avoir le mal de mer… pauvre bichette ! Elle se réfugie dans nos bras mais cela ne l’empêche pas pour autant d’observer avec beaucoup d’attention… les dauphins ! Nous voyions un immense banc de dauphins (ils sont plusieurs dizaines, voir même une centaine… difficile en fait de connaitre leur nombre exact) à nager autour de nous, en petits groupes et nous avons même droit à quelques jolis pirouettes ! C’est toujours fascinant d’observer ces mammifères marins… 

Puis nous nous mettons à la recherche des baleines. Il faut savoir que de mai à octobre, les baleines s’approchent des côtes de Mayotte pour donner naissance à leur petit dans les eaux chaudes du lagon. Le lagon se transforme alors en une nursery de baleineaux et il est alors assez facile de les observer. Nous sommes déjà un peu tard dans la saison pour voir les baleines mais Tonton nous dit qu’une baleine et son petit n’étaient pas encore partis vers le large, ils ont été aperçus lors de la sortie de la veille. Nos espoirs remontent alors et nous tentons de voir la baleine… mais en vain ! Pas la moindre trace de queue de baleine aujourd’hui, ni pour nous, ni pour les autres bateaux sortis en mer… Tant pis ! En même temps, je me dis qu’elle a bien raison d’être partie cette baleine, pour protéger son petit de tous ces bateaux qui viennent lui tourner autour !

Notre petit baleineau à nous 😉

A défaut de baleine, nous croisons encore un petit banc de dauphins et tonton nous propose de nous mettre à l’eau avec eux. Les conditions sont propices car les dauphins sont calmes et nous sommes le seul bateau. Il nous explique comment nous comporter dans l’eau pour ne pas les effrayer : nager calmement sans mouvement brusque (éviter le crawl par exemple ou encore les coups de palme) et ne pas hésiter à jouer avec eux car les dauphins sont avant tout des mammifère qui adorent jouer et interagir !

Pause déjeuner sur une joli plage au sud de l’île où nous partageons un repas mahorais délicieux puis nous faisons quelques arrêts snorkelling sur le chemin du retour. On ne se lasse pas d’admirer les jolis coraux et tous les poissons multicolores !

Pour terminer, Tonton nous emmène découvrir la mangrove et sa biodiversité fascinante. Sorte de forêt tropicale qui s’épanouit entre mer et terre, dans les eaux peu profondes, c’est un petit monde calme et enchanteur, avec une faune et une flore bien spécifique. Côté flore, règne plusieurs espèces de palétuviers. C’est aussi un milieu fragile, très sensible à l’activité humaine et à la pollution. A Mayotte, la mangrove étant proche des habitations, elle est un peu souillée par endroit par les déchets des villages voisins, et ce malgré le nettoyage naturel des marées… Nous avons pris beaucoup de plaisir à découvrir cet endroit et à apprécier le calme et la sérénité des lieux.

Et enfin, Kangani, le village où vivent nos amis !

Outre ces belles sorties et découvertes, nous avons aussi passé beaucoup de temps avec nos amis, chez eux, à profiter tout simplement des bons moments et des apéros sur la terrasse. Ils vivent à Kangani, un petit village au nord de Mamoudzou, où la vie locale s’écoule paisiblement. Un petit village simple, avec ses maisons parfois rudimentaires, ses ruelles poussiéreuses, sa petite école et ses quelques commerces, plus proche de la réalité mahoraise. Je termine donc cet article avec quelques photos de l’endroit où nous vivions pendant notre voyage à Mayotte !

A bientôt pour un prochain épisode de notre voyage dans l’océan indien, cette fois-ci consacré à l’île de la Réunion !

3 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    Jen

    Whaou ça donne trop envie ces plages désertes de sable blanc !!! Il ressort beaucoup de quiétude de tes clichés. La baignade avec les dauphins devait être géniale.
    Merci pour ce retour très complet, quel travail, et aussi pour la nouvelle mise en page du site 🙂

    • 2
      veronico

      Merci Jen pour ton retour, je suis contente que ça te plaise ! Oui le blog a fait peau neuve, j’avais besoin de le dépoussiérer un peu pour que ça me remotive à le mettre à jour.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.